La guerre contre l’Iran, dernier acte de la reconfiguration à l’œuvre au Moyen-Orient ?
La stratégie du couple américano-israélien est de contraindre le régime iranien à changer de trajectoire, à accepter une forme de capitulation ou à être renversé de l’intérieur. Mais plusieurs questions restent en suspens, analyse le corédacteur en chef du quotidien “L’Orient-Le Jour”.
Cette fois, il n’y avait quasiment aucune surprise. La guerre paraissait inévitable depuis déjà quelques semaines et imminente depuis quelques jours, à mesure que le porte-avions américain Gerald Ford se rapprochait des côtes israéliennes.
Le degré de coordination entre les États-Unis et Israël était également un élément attendu à la fois pour des raisons politiques et stratégiques. La participation israélienne permet de renforcer l’efficacité opérationnelle et, aux yeux des responsables américains, de mieux justifier le conflit auprès de l’opinion publique américaine.
Le Moyen-Orient s’est donc réveillé avec une nouvelle guerre, la deuxième contre l’Iran en l’espace de moins d’un an. Il est encore trop tôt pour savoir si elle sera le dernier acte de la grande reconfiguration à l’œuvre dans la région depuis le 7-Octobre [2023] qui, sur un plan stratégique, a eu pour principal effet de consacrer

