Une habitante d’Ispahan fait part de l’espoir que suscitent ces frappes.
« Ces attaques sont peut-être pour nous le symbole d’un espoir », réagit elle sur France Inter, Bahar, une iranienne qui vit près de la ville d’Ispahan, dans le centre de l’Iran alors que le pays est ciblé par des frappes israéliennes et américaines. Elle décrit une situation « extrêmement effrayante et anxiogène ».
« Dès que la nouvelle est tombée les rues sont devenues extrêmement bondées. Les parents essayaient tous de rejoindre les écoles pour récupérer leurs enfants. Les endroits les plus encombrés, c’était les stations-services où les gens faisaient la queue pour faire le plein. Tout le monde est paniqué, dans un stress intense, tous les services de santé sont en état d’alerte », raconte-t-elle. « On entend partout : « Que Dieu nous aide, que tout se termine bien, pourvus que ça s’arrête. »
Bahar assure que « tous les Iraniens espèrent que ces attaques puissent mettre fin à la dictature et ouvrir la voie à un espace plus libre, plus calme, plus joyeux et plus propice au progrès pour l’Iran. » Elle espère « un espace où nous pourrions avoir la liberté d’expression, où de meilleures conditions pourraient naître dans notre pays après toutes ces années de difficultés et d’épreuves que nous avons traversées. »

