Radio J. Ce Lundi à 7h05 en direct. « En Asie trois pays sont à la pointe de la coopération avec Israël Inde, Japon, Vietnam ».
Chronique hightech de Daniel Rouach dans l’émission de Ilana Ferhadian.
Bonjour Ilana,
Le monde du hightech est relativement étroit. Tout le monde se connait. Une véritable planète Tech. Très peu de personnes le savent : les entrepreneurs et ingénieurs indiens et israéliens se connaissent très bien à travers la Silicon Valley aux Etats-Unis.
Plus de 30% des startups de la Silicon Valley américaine ont été lancées par des entrepreneurs Indiens qui ont souvent des PhD de Standford, Berkeley, University of California..
Ceux-ci ont également poussé l’Inde à créer des « Silicon Valley Indienne » autour de Bengalore et d’autres villes en Inde.
Les startupistes, ingénieurs, entrepreneurs indiens connaissent très bien les israéliens qu’ils ont eu l’occasion de rencontrer en Californie.
ASIE. Israël a décidé depuis des années de s’ouvrir à l’Asie. Des missions incessantes d’hommes d’affaires israéliens du hightech sillonnent des pays clés qui s’ouvrent aux israéliens.
Il y a moins de 5 ans voyager en Asie était un enfer pour les israéliens. Des heures de vols en plus pour contourner des régions hostiles à Israël. Ceci n’est plus le cas.
Le nombre de vols en direction de l’Asie sont très, très nombreux.
A. LA VISITE DE NARENDRA MODI EN ISRAËL. HIGHTECH ET INDE.
Benjamin Netanyahou a confirmé l’arrivée mercredi en Israël du Premier ministre indien Narendra Modi, évoquant une étape supplémentaire dans un partenariat qu’il qualifie d’« historique ».
La visite de Modi doit inclure un événement consacré à l’innovation à Jérusalem. Bibi Netanyahou a insisté sur l’importance stratégique de la coopération technologique, notamment dans les domaines de la haute technologie, de l’intelligence artificielle et des technologies quantiques, qu’il considère comme des leviers de puissance immédiats.
L‘Inde a officialisé un changement fondamental dans son paradigme de sécurité : le ministère indien de la Défense a reçu une enveloppe historique d’environ $93,5 milliards.
Pour les instances de défense israéliennes ce budget est fondamental. Dans le contexte de la visite du Premier ministre Narendra Modi en Israël, cette allocation marque la transition définitive d’un modèle traditionnel fournisseur-client vers un partenariat industriel approfondi.
Le renseignement intégré, les drones armés et les systèmes de renseignement, de surveillance et de reconnaissance pilotés par l’IA peuent infliger des pertes aux adversaires.
$9,8 milliards sont spécifiquement consacrés à l’intelligence artificielle (IA). L’Inde n’acquiert plus de matériel de manière isolée ; elle investit dans le « cerveau numérique » de ses forces armées afin de garantir la fusion opérationnelle entre ses différentes armées.
Les entreprises de défense israéliennes ne sont pas de simples fournisseurs d’équipements ; elles proposent également des algorithmes éprouvés au combat.
L’Inde cherche à intégrer l’IA dans ses trois armées, de la surveillance sous-marine à la surveillance en haute altitude, l’IA israélienne, « éprouvée au combat », est devenue un atout majeur.
La visite du Premier ministre Modi est axée sur la création de centres d’excellence conjoints en IA, où les logiciels israéliens seront intégrés à du matériel de fabrication indienne, répondant ainsi aux besoins techniques de l’Inde et à son impératif politique d’autonomie.
Les entreprises israéliennes doivent passer de l’exportation à la coproduction. Ceci garantit l’autonomie stratégique de l’Inde tout en maintenant une présence technologique israélienne.
Alors que la part du secteur privé dans la production de défense atteint des niveaux records, les entreprises israéliennes doivent intégrer leurs capteurs, radars et systèmes d’intelligence artificielle aux plateformes appartenant à l’Inde.