RADIO J/COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Radio J exprime sa solidarité envers son journaliste Frédéric Haziza

Paris, le 19 février 2026.  Radio J tient à exprimer sa pleine et entière solidarité envers son journaliste Frédéric Haziza, à la suite des attaques publiques dont il fait l’objet depuis plusieurs jours, consécutivement à son interview du Président de la République, Emmanuel Macron, portant notamment sur la question de l’antisémitisme.

Ce matin sur BFM TV, le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a dénoncé les propos visant Frédéric Haziza, estimant que M. Jean-Luc Mélenchon « a attaqué M. Haziza en mettant quasiment une fatwa numérique sur lui ». Radio J rappelle que Frédéric Haziza n’a fait qu’exercer son métier dans le cadre d’un entretien journalistique avec le Président de la République.

Les attaques personnelles, les campagnes de mise en cause et les formes de désignation publique visant un journaliste constituent une pression inacceptable sur la liberté d’informer. Elles exposent non seulement le journaliste concerné, mais également l’ensemble des équipes rédactionnelles de Radio J.
La station réaffirme son attachement absolu à la liberté de la presse, à l’indépendance éditoriale et au droit des journalistes d’exercer leur mission sans intimidation ni mise en danger. Radio J continuera à défendre une information libre, pluraliste et responsable, dans le respect des principes démocratiques.

Radio J – Direction de la rédaction

Le président français, Emmanuel Macron, était l’invité de Frédéric Haziza ce dimanche 15 février 2026 en exclusivité depuis l’Elysée pour Radio J. Le chef de l’Etat est revenu sur les principaux sujets d’actualité dont la flambée de l’antisémitisme en France depuis le 7 octobre 2023, les positions de La France Insoumise sur Israël, la reconnaissance d’un Etat palestinien par la France en septembre dernier et le cas de la rapporteuse de l’ONU, Francesca Albanese, qui a qualifié l’Etat hébreu « d’ennemi commun de l’Humanité » et qui a eu de nombreuses saillies contre Israël par le passé.Emmanuel Macron n’a pas été par quatre chemins sur Radio J au sujet du parti La France Insoumise qu’il considère bien à « l’extrême gauche » : « Je veux être très clair. Quand des Français élisent des parlementaires et mettent des gens dans les institutions, on ne peut pas les exclure. Mais je constate que dans les positions qu’ils prennent en particulier l’antisémitisme, ils contreviennent à des principes fondamentaux de la République , à des valeurs de la République. »

« Nous ne devons jamais accepter qu’un de nos enfants soit accusé d’être génocidaire »

Le locataire de l’Elysée est aussi revenu sur les nombreuses saillies du parti La France Insoumise envers des philosophes ou des adversaires politiques les qualifiant de « génocidaires » en référence à leur soutien pour Israël dans la guerre contre le Hamas. « Ce qui s’est passé ces dernières années, c’est que des gens qui avaient un rôle actif dans le combat antiraciste ont utilisé, déformé ce qui se passe à l’international pour essayer de déshumaniser, d’essentialiser nos compatriotes juifs », a lancé le président de la République en réponse à une question sur « les dérives de La France Insoumise ». « Nous ne devons jamais accepter qu’un de nos enfants soit accusé d’être génocidaire. C’est une inversion des valeurs à laquelle il ne faut rien céder », a souligné Emmanuel Macron.

« Je dis aux Juifs français que leur place est ici. La France a besoin de vous »

Le président de la République est également revenu sur la volonté de nombreux Juifs français est de faire leur alya pour rejoindre Israël face à l’antisémitisme grandissant en France et en Europe depuis le pogrom du 7 octobre 2023 en Israël. « Je sais que ça a été très dur. Je sais qu’il y a beaucoup de familles qui pensent à faire leur alyah. On peut avoir des désaccords avec tel ou tel. Je veux leur dire : votre place est ici parce que c’est votre pays. La France a besoin de vous. »

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