Immobilier en Israël : « Ni bulle, ni effondrement, mais une phase de transition », selon Gali Mendelson


Entre fondamentaux démographiques solides, correction post-Covid et disparités régionales, Gali Mendelson décrypte une phase de transition plutôt qu’un retournement structurel.

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Invité de la Grande Édition sur i24NEWS, l’expert immobilier Gali Mendelson a analysé la hausse continue des prix de l’immobilier en Israël depuis près de vingt ans. Selon lui, les taux d’intérêt bas n’expliquent pas à eux seuls cette progression.

Parmi les facteurs structurels majeurs, il cite d’abord une croissance démographique soutenue d’environ 2 % par an — la plus élevée de l’OCDE — à laquelle s’ajoute une immigration constante, notamment en provenance de France et des États-Unis. À cela s’ajoute une économie robuste, portée par la « start-up nation », avec un taux de chômage quasi nul, même après deux ans et demi de guerre.

Pour autant, Mendelson ne parle pas de bulle immobilière. « Nous sommes dans une période de transition », estime-t-il. Depuis un an à un an et demi, le marché s’est nettement calmé, avec une baisse significative du nombre de transactions. Les acheteurs attendent une éventuelle poursuite de la correction, tandis que les vendeurs tentent de maintenir les prix élevés d’avant-crise. Les ventes actuelles concernent surtout des propriétaires contraints de céder leurs biens.

Selon lui, il s’agit davantage d’une rectification après la flambée post-Covid — marquée par une hausse de près de 15 % en une seule année — que d’un retournement durable.


Sur le plan géographique, Jérusalem fait figure d’exception, avec des prix encore en hausse, tandis que d’autres villes ont enregistré des baisses de 5 à 10 %. Le centre du pays demeure le plus attractif, mais le nord et le sud présentent un potentiel à condition d’améliorer les infrastructures de transport.

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