Orit Strock avertit : sans démantèlement du Hamas, Israël reprendra les combats


Le Hamas doit déposer le armes « dans les prochaines semaines ». Passé ce laps de temps, a-t-elle prévenu, Tsahal « fera ce qu’elle sait faire »

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La ministre israélienne de l’Implantation et des Missions nationales, Orit Strock, a affirmé vendredi qu’Israël devrait reprendre les opérations militaires dans la bande de Gaza si le Hamas n’était pas désarmé dans les prochaines semaines. Selon elle, cette échéance s’inscrit dans le cadre de la deuxième phase du plan porté par le président américain Donald Trump.

Interrogée sur la radio publique israélienne, Strock a estimé qu’un délai court serait accordé au Hamas pour se démanteler. Passé ce laps de temps, a-t-elle prévenu, Tsahal « fera ce qu’elle sait faire », ajoutant que la reprise des combats se ferait, selon elle, dans une situation différente, sans la contrainte des otages.

Membre du cabinet de sécurité en tant qu’observatrice et représentante du parti Sionisme religieux, la ministre a réaffirmé son opposition, aux côtés du ministre des Finances Betsalel Smotrich, à l’ensemble du plan Trump pour Gaza, qu’elle juge erroné. Elle reconnaît toutefois un point qu’elle considère positif : le consensus international émergent selon lequel le Hamas ne doit plus gouverner la bande de Gaza et que celle-ci doit être totalement démilitarisée. « C’est sur cet objectif que nous avançons », a-t-elle souligné.

Orit Strock a également expliqué qu’en dépit de ses désaccords, elle assume la responsabilité collective des décisions prises au sein du cabinet. Elle affirme avoir alerté, avant même le 7 octobre, sur les risques sécuritaires à Gaza, sans avoir été suffisamment entendue. Elle se décrit comme une voix d’alerte permanente au sein du gouvernement.


Réagissant à un document publié par le Premier ministre Benjamin Netanyahou en réponse au contrôleur de l’État concernant les événements du 7 octobre, la ministre a dénoncé la marginalisation de l’idée d’une gouvernance israélienne à Gaza. Selon elle, cette option a été systématiquement rejetée par les responsables sécuritaires. À l’inverse, Strock affirme que Gaza fait partie intégrante de la terre d’Israël, y compris au regard du droit international.

La ministre s’est enfin déclarée favorable à une reprise de l’établissement d’implantations dans la bande de Gaza, établissant un parallèle avec la Judée-Samarie, où, selon elle, la multiplication de petites implantations a permis d’assurer un contrôle effectif du terrain. Elle a par ailleurs critiqué l’utilisation de symboles de l’Autorité palestinienne par le comité technocratique à Gaza, estimant que celle-ci devrait se limiter à une gestion civile locale et non prétendre à un rôle politique ou national.

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