Matti Caspi était incontestablement l’un des plus grands chanteurs israéliens.
Matti Caspi, amoureux de la France, figure majeure de la musique israélienne, est décédé.
« Il n’est plus, mais son apport à notre culture continuera d’accompagner des générations entières », a déclaré Isaac Herzog
Le chanteur, compositeur et arrangeur israélien Matti Caspi est décédé dimanche à l’âge de 76 ans, a annoncé sa famille. Artiste central de la bande-son israélienne pendant près de six décennies, il laisse derrière lui une œuvre foisonnante et profondément ancrée dans la culture du pays.
Dans un message empreint d’émotion, ses proches ont écrit: « Le cœur brisé et dans une profonde tristesse, nous annonçons le décès de notre époux et père bien-aimé. La lumière de notre vie s’est éteinte. Son amour et sa création resteront à jamais une part de nous. Tu étais et resteras l’essence de notre existence ».
Le président de l’État d’Israël, Isaac Herzog, a rendu hommage à un créateur d’exception. Évoquant l’un de ses titres les plus connus, il a déclaré que Matti Caspi nous quittait « trop tôt », laissant derrière lui des mélodies et des arrangements qui ont façonné la musique israélienne pendant des décennies. « Il n’est plus, mais son apport à notre culture continuera d’accompagner des générations entières », a-t-il souligné.
En mai dernier, l’artiste avait révélé être atteint d’un cancer avancé avec métastases, annonçant l’annulation de toutes ses prestations afin de se consacrer aux traitements. « Je vous écris avec franchise et amour », avait-il alors confié à son public.
Né le 30 novembre 1949 au kibboutz Hanita, Matti (Matityahou) Caspi s’est imposé comme l’un des musiciens les plus influents et polyvalents de l’histoire israélienne. Compositeur, arrangeur, orchestrateur, producteur, directeur musical, multi-instrumentiste et interprète, il a marqué chaque domaine qu’il a abordé.
Engagé en 1968 au sein de la troupe musicale du commandement Sud de l’armée israélienne, il y compose déjà des chansons devenues emblématiques. Sa collaboration avec Shlomo Gronich, notamment dans le projet « Derrière les sons », a marqué toute une génération. Parmi ses œuvres les plus populaires figure le spectacle et album « Eretz Tropit Meshuga’at » (1987), hommage vibrant à la musique brésilienne, adapté en hébreu par Ehud Manor et interprété par des artistes de premier plan.
Tout au long de sa carrière, Matti Caspi a travaillé avec de nombreux chanteurs et créateurs israéliens, contribuant à façonner un répertoire devenu patrimoine culturel. Sa signature musicale, immédiatement reconnaissable, son sens de l’harmonie et son exigence artistique ont fait de lui une référence incontournable.
Avec sa disparition, c’est une page essentielle de la musique israélienne qui se tourne, mais ses chansons, elles, continueront de résonner longtemps encore.