La Grèce s’attend à un afflux d’étudiants israéliens.
En 2025, quatre universités étrangères ont ouvert des campus délocalisés à Athènes et cinq autres projets attendent le feu vert des autorités. De quoi attirer à Athènes des étudiants venus de tous les pays du pourtour méditerranéen, dont Israël.
L’internationalisation de l’enseignement supérieur est à l’ordre du jour en Grèce. À la suite de la loi de mars 2024 autorisant la création d’universités privées, quatre établissements étrangers ont déjà reçu l’autorisation d’ouvrir des campus dans le pays, dont l’université Sorbonne Paris Nord. Cinq autres projets similaires sont en cours d’examen.
“La Grèce compte actuellement 24 universités publiques, 16 instituts polytechniques et établissements spécialisés et suscite un intérêt croissant de la part du secteur privé”, écrit la plateforme dédiée à la mobilité étudiante, qui souligne la situation exceptionnelle du pays au carrefour des Balkans, du Moyen-Orient et de l’Asie centrale. Autant de régions qui représentent des contingents de plus en plus important d’étudiants internationaux.
“La présence de nouveaux acteurs privés et de campus délocalisés devrait atténuer la pression sur les capacités des universités publiques et stimuler la spécialisation dans des domaines à forte demande tels que la gestion du tourisme, l’analyse des données et les technologies liées aux énergies renouvelables”, estime une étude récente.
La Grèce se positionne comme une destination d’études alliant enseignement de haute qualité et bon rapport qualité prix, souligne l’étude en question, les frais de scolarité exigés par les universités publiques restant inférieurs à ceux de la plupart des pays européens. “Toutefois, pour conserver leur avantage concurrentiel, les universités grecques doivent rapidement développer les programmes proposés en anglais.”
Les universités internationales peuvent désormais ouvrir des antennes payantes en Grèce, tout en bénéficiant du statut d’organismes à but non lucratif. Les diplômes délivrés sont réputés équivalents à ceux des établissements publics.
La loi promulguée voilà deux ans par le gouvernement du Premier ministre conservateur Kyriakos Mitsotakis vise en particulier à attirer à Athènes les grandes universités américaines et britanniques.