Alors que Donald Trump n’a pas encore tranché sur l’opportunité et les modalités d’une action militaire contre l’Iran, l’armée américaine renforce massivement sa présence dans la région. Un dispositif impressionnant se met en place, offrant au président américain toutes les options possibles.

Le porte-avions USS Lincoln fait actuellement route vers le Golfe persique, avec à son bord 90 appareils, des milliers de soldats et d’importantes capacités offensives et défensives. Son arrivée est prévue dans environ cinq jours. Ce géant des mers sera accompagné de navires de guerre, d’avions de transport et de ravitaillement en vol, constituant une force de frappe considérable.

Ce déploiement donnera à Trump une flexibilité maximale dans sa prise de décision : soit opter pour une action visant à renverser le régime iranien, soit utiliser cette démonstration de force comme moyen de pression pour contraindre Téhéran à accepter un nouvel accord sur le nucléaire, selon les conditions fixées par Washington.

De son côté, Israël a élevé le niveau d’alerte de tous ses systèmes de défense aérienne. Les batteries Arrow pour la haute altitude, Fronde de David pour les portées intermédiaires et le Dôme de fer destiné à intercepter les débris de missiles en cas de tirs iraniens, sont en état de préparation maximale.


L’armée israélienne se prépare également à mener ses propres frappes contre l’Iran si le pays devait attaquer Israël. Lundi, l’armée de l’air a d’ailleurs réceptionné trois nouveaux chasseurs F-35, portant sa flotte d’avions furtifs à 48 appareils.

Dans les prochains jours, une fois le dispositif américain pleinement opérationnel, le président Trump devra prendre une décision cruciale : cette concentration de forces militaires vise-t-elle uniquement à obtenir un accord diplomatique par la menace, ou le locataire de la Maison-Blanche compte-t-il concrétiser ses déclarations bellicistes en ordonnant une offensive d’envergure contre l’Iran, susceptible de provoquer un changement de régime à Téhéran ?

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