Le fonds de capital-risque américain Striker Venture Partners, qui a récemment levé 165 millions de dollars, a annoncé son entrée sur le marché israélien pour y aider la prochaine génération des startups de l’IA et de la cybersécurité.

Depuis San Francisco, où se trouve son siège social, Striker a déclaré que les nouveaux capitaux seraient investis dans 10 jeunes startups, cinq d’entre elles en Israël. Le fonds entend remettre de 5 à 30 millions de dollars à chacune de ces jeunes startups en phase de démarrage des domaines de la cybersécurité et de l’IA, très demandées par les investisseurs ces derniers temps.

Striker a été fondée à la fin de l’an dernier par un investisseur confirmé, Max Gazor, ex-associé principal du fonds américain de capital-risque CRV, et Matan Lamdan, investisseur chez CRV. Lamdan, qui gère les investissements du fonds en Israël avec une attention toute particulière pour la cybersécurité, a occupé pendant une décennie divers postes au sein de l’unité de renseignement israélienne 8200 et la Direction du renseignement.

« L’avantage de ce fonds réside dans notre capacité à réaliser d’importants investissements au stade antérieur à celui des premiers chiffres d’affaires tout en nous engageant auprès d’un petit nombre d’entreprises », explique Lamdan. « Nous croyons profondément en l’écosystème israélien, dans lequel nous allons investir jusqu’à la moitié de notre fonds en Israël. »

Striker a indiqué que le fonds avait, ces derniers jours, effectué un investissement dans une entreprise israélienne de cybersécurité en phase de démarrage, à l’origine d’un outil permettant aux organisations d’adopter en toute sécurité des outils et applications d’IA.

Les fonds étrangers sont revenus sur le marché des startups israéliennes de la cybersécurité et de l’IA, après deux années de guerre qui avaient entamé la confiance des investisseurs.

Toutefois, des inquiétudes demeurent, suite à des informations faisant état d’une forte concentration des investisseurs dans l’IA et la cybersécurité, au détriment d’autres secteurs.

En 2025, les investissements dans des entreprises liées au cyber-espace et à l’IA auraient représenté 70 % de l’ensemble des capitaux levés.

Les investisseurs étrangers ont conservé leur part dominante au sein de l’écosystème technologique israélien, avec 60 % du total des investisseurs, emmenés par des fonds américains de renom tels que Insight Partners, Bessemer Venture Partners, Andreessen Horowitz (a16z) ou encore Blackstone, selon les données compilées par Startup Nation Central.

Striker a déclaré avoir obtenu des participations de 10 grandes institutions américaines pour un montant total de 165 millions de dollars.

Contrairement à la plupart des fonds américains, Striker s’associera avec des entreprises dès les premiers stades de leur création afin d’accompagner leurs fondateurs avec des capitaux en quantité importante pour les aider à se doter d’une bonne équipe et de formuler aux mieux leurs idées, précise le fonds.

La société a expliqué qu’il s’agissait pour elle de créer de bonnes conditions de départ pour chacune de ces startups, afin de leur permettre de passer d’un chiffre d’affaires nul à un montant d’un million de dollars, tout en les aidant à lever des fonds complémentaires.

« On pourrait nous reprocher de ne faire que 10 investissements, ce qui est susceptible d’augmenter le risque du fonds, mais nous pensons que c’est exactement le contraire – que cela nous permet d’être ‘avec elles à 100%’, grâce à des dizaines d’années d’expérience en matière de création d’entreprises de zéro pour atteindre une valeur de dizaines de milliards de dollars », explique Gazor.

« L’avantage d’être américain fait que notre fonds dispose d’un fort réseau avec les CISO [responsables de la sécurité des investissements] et d’autres fonds américains susceptibles de prendre part à des investissements ultérieurs. »

 

 

Times of Israël

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