Question du Jour: « Les israéliens du hightech font-ils partie de l’aventure extraordinaire de StarLink »?

Starlink est le seul moyen dont disposent les Iraniens pour communiquer avec l’extérieur depuis que les autorités ont coupé Internet, alors que les manifestations s’intensifiaient dans tout le pays et que la répression sanglante des manifestants a été lancée.

Starlink a été confronté aux avancées technologiques de l’Iran (aidé par les Russes) qui a bloqué le service. Un véritable revers pour Elon Musk. Les autorités iraniennes utilisent des brouilleurs très précis qui viennent interférer avec les fréquences utilisées par Starlink.

L’entreprise qui opère ces satellites situés à basse et moyenne orbite, SpaceX, ne peut en effet rien recevoir si ces fréquences sont coupées. Une coupure rendue possible par des appareils russes, et qui disposent d’une portée de 15 kilomètres. Grâce à eux, le régime est en mesure de « plonger dans le noir » un quartier entier, sans risquer de couper toute la ville. Il vise notamment les lieux où les contestations sont les plus fortes. C’est la première fois que de telles mesures sont utilisées contre des civils – jusqu’ici, la Russie les avait activées sur le front ukrainien pour lutter contre les attaques de drones.

Mais Starlink reste vivant et très actif dans le monde entier. Y compris en Israël. Une firme israélienne, Xsight, aide actuellement Elon Musk et ses équipes a résoudre les difficultés technologiques de StarLink en Iran.

SATELLITES. Lancé en 2019, Starlink est aujourd’hui le premier fournisseur mondial d’Internet par satellite à avoir misé sur cette architecture. Près de 9 400 satellites sont déjà opérationnels et gravitent autour de la Terre, mais Elon Musk voit bien plus loin : à terme, la constellation pourrait compter jusqu’à 42 000 satellites, formant une véritable toile numérique enveloppant la planète. Fournir un accès à Internet haut débit partout sur la planète, y compris dans les zones les plus reculées et dépourvues d’infrastructures : telle est l’ambition de Starlink, le projet porté par Elon Musk via sa société SpaceX.

Ce projet est très bien vu en Israël. L’Etat hébreu va très probablement s’associer avec Elon Musk dans la fabrications de composants destinés au projet.

ISRAËL? StarLink est actif en Israël depuis environ deux ans. Le service est opérationnel, mais il ne couvre toujours pas les territoires de Judée, Samarie, Vallée du Jourdain et Gaza.

Les tarifs de Starlink sont nettement supérieurs au coût moyen d’un abonnement internet fixe en Israël. Pour les particuliers, l’entreprise propose un forfait à partir de 230 shekels (environ 63 dollars) par mois, offrant des débits descendants de 45 à 130 mégabits par seconde et des débits montants de 10 à 20 mégabits par seconde.

La division SpaceX offre aux Israéliens un accès Internet rapide avec des vitesses de téléchargement comprises entre 40 et 200 Mbps et des vitesses de téléversement comprises entre 8 et 25 Mbps .8 août 2025

Une promesse technologique qui répond à l’explosion des usages numériques contemporains — jeux vidéo en ligne, visioconférences, télétravail, télémédecine — et qui redéfinit déjà la connectivité mondiale.

LE PLUS. Starlink selects Israeli chipmaker Xsight for V3 satellite network.

X2 Ethernet switch to serve as core networking component.

Israeli semiconductor company Xsight Labs has been selected by Starlink to supply the core networking silicon for its next-generation V3 satellites, according to an announcement by the two companies.
Starlink will use Xsight’s X2 programmable Ethernet switch as the high-speed networking core inside its V3 satellites, which are designed to deliver more than one terabit per second of fronthaul throughput, more than ten times the capacity of the current V2 Mini satellites, along with about 160 gigabits per second of uplink capacity.
Starlink’s satellite network processes large volumes of real-time data, including inter-satellite optical link traffic, orbital mesh routing, adaptive beam steering and high-throughput downlinks to users on the ground. The X2 chip will handle switching and routing functions required to support these workloads within each satellite.
Xsight said the X2 delivers 12.8 terabits per second of switching capacity using 100-gigabit-per-second SerDes and is manufactured using TSMC’s 5-nanometer process. The chip’s programmable architecture allows it to adapt to changing networking requirements in orbit. According to the company, the chip has passed environmental qualification tests covering vibration, radiation, temperature and thermal stress.
“Starlink demands next-generation networking capabilities to quickly expand access to high-speed internet all around the world,” said Michael Nicolls, vice president of Starlink Engineering at SpaceX, adding that the X2 chip would support the routing requirements of the next generation of satellites.
Xsight CEO Yossi Meyouhas said the company’s technology was designed to operate under the constraints of low-Earth-orbit satellite systems, including high data throughput and harsh environmental conditions.
Xsight Labs was founded in 2017 by Guy Koren, Erez Sheizaf and Gal Malach, all former employees of EZchip, the Israeli network processor company acquired by Mellanox in 2016 for $811 million. The company develops chipsets for high-performance communications systems.
Since its founding, Xsight has raised more than $150 million across four funding rounds. Its first round was led by Israeli tech entrepreneur Avigdor Willenz, followed by a second round led by Intel and Microsoft. A third round completed in 2020, which raised more than $50 million, was led by Intel.
Starlink is operated by SpaceX and provides broadband internet through a constellation of low-Earth-orbit satellites. The V3 satellites are part of the company’s efforts to significantly increase network capacity and performance as it expands global coverage.
Partager :