L’historien Vincent Lemire finalement autorisé à entrer en Israël


S’il se rendra bien en Israël et en Judée-Samarie, plusieurs rencontres ont toutefois été annulées.

i24NEWS
i24NEWS
Vincent Lemire
Vincent Lemire

Les autorités israéliennes ont finalement annulé l’interdiction d’entrée sur le territoire visant l’historien français Vincent Lemire. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, le chercheur a annoncé qu’il se rendrait dès mardi en Israël et en Judée-Samarie pour assurer une partie des rencontres académiques prévues dans le cadre de son déplacement.

Vincent Lemire évoque une « tentative de censure d’État » qui, selon lui, a échoué grâce à une mobilisation rapide du monde universitaire et intellectuel. « La mobilisation paye, parfois », écrit-il, estimant que cette décision confirme que seules les batailles menées peuvent aboutir. Pour autant, plusieurs engagements prévus ont déjà été affectés par l’épisode, notamment des rencontres à l’université An-Najah de Naplouse, annulées, et une conférence sur le quartier maghrébin de Jérusalem, reportée.


L’historien affirme que la mesure initiale ne le visait pas uniquement à titre personnel, mais s’inscrivait, selon lui, dans un cadre plus large de restrictions touchant journalistes et ONG opérant dans les territoires palestiniens. Il rappelle que de nombreux journalistes internationaux n’ont plus accès à Gaza depuis plusieurs années et que plusieurs ONG humanitaires doivent, à partir de mars, se voir refuser l’entrée dans l’enclave.

Video poster
Israël : Vincent Lemire interdit d’entrer sur le territoire

Vincent Lemire souligne également le soutien exprimé par plusieurs centaines d’universitaires, y compris israéliens, qui dénoncent une atteinte aux libertés académiques. « Priver un chercheur de l’accès à son terrain, c’est le priver de son oxygène », affirme-t-il, évoquant une inquiétude plus large pour la recherche internationale.

Malgré les obstacles, l’historien insiste sur la poursuite de son travail et rappelle que ses ouvrages, traduits en hébreu et en arabe, continueront de circuler. « On peut empêcher un chercheur de prendre un avion, mais pas ses écrits de voyager », conclut-il, appelant à rester mobilisé autour de la défense du débat académique et de la recherche.

Cet article a reçu 11 commentaires

Commentaires

Pierrot

Mauvaise décision….

Partager :