L’ancien QG parisien des nazis devenu celui des espions du Mossad? Question ridicule qui a un seul objectif: faire du buzz.
L’hôtel Lutetia à Paris a une histoire chargée et ironique.
Huit décennies plus tard, l’hôtel incarne à nouveau le luxe parisien. Entièrement rénové après plusieurs années de travaux, il a rouvert ses portes en 2018 sous l’égide du groupe immobilier Alrov (Akirov Group), propriété de l’homme d’affaires israélien Alfred Akirov, proche d’Ehud Olmert, Benny Gantz et Yossi Cohen, l’ancien chef du Mossad.
Ce rachat a marqué le retour du Lutetia dans le cercle très fermé des palaces parisiens, avec une ambition assumée : conjuguer prestige historique, sécurité maximale et discrétion absolue.
C’est dans ce contexte que circulent des rumeurs persistantes : le Lutetia serait aujourd’hui prisé par des membres de services de renseignement étrangers, notamment israéliens. Des informations qui sont ridicules: le Mossad n’est pas stupide. Les rencontres du Mossad à Paris ont lieu dans des appartements privés « invisibles ».
« Les alcôves du bar au premier étage sont idéales. Elles sont ouvertes au public, mais vous pouvez demander à les privatiser », note un consultant spécialisé dans la défense, cité par l’Express. Un repaire pratique, notamment lorsque Paris est le théâtre d’opérations conjointes entre services de renseignements français et israéliens.
Aucune source officielle ne confirme la présence régulière d’agents du Mossad dans l’établissement. Comme souvent dans le monde opaque du renseignement, il s’agit davantage d’une réputation, nourrie par des témoignages indirects, des habitudes observées et l’imaginaire collectif. Plusieurs ouvrages consacrés au monde des renseignements et notamment à la DGSI décrivent des collaborations entre le service français du renseignement et le Mossad avec le Lutetia comme lieu de rencontre. Certaines chambres sont « équipées de caméras, ‘sonorisées’ et le staff est rodé à la discrétion », affirme le journaliste Alex Jordanov dans son livre Les guerres de l’ombre de la DGSI, publié en 2019.