Le gouvernement israélien a approuvé dimanche la nomination d’un ambassadeur non résident en Bolivie, marquant une nouvelle étape dans la normalisation des relations diplomatiques entre Jérusalem et La Paz. Cette décision intervient un mois après l’annonce officielle de la reprise des liens bilatéraux, rompus par la Bolivie en octobre 2023 dans le contexte de la guerre à Gaza.
- Économie et Technologie : Israël voit un fort potentiel dans ces secteurs.
- Agriculture et Santé : Partage d’expertise dans ces domaines cruciaux pour la Bolivie.
- Sécurité : Coopération renforcée, notamment contre le crime organisé et le narco-terrorisme.
- Tourisme : Lever des visas pour les touristes israéliens vise à raviver le flux touristique, important pour la Bolivie.
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La population de la Bolivie est d’environ 12,4 à 12,6 millions d’habitants, avec des estimations récentes pour 2024-2025 indiquant des chiffres autour de 12,4 millions (2024), 12,58 millions (2025), et plus de 12,6 millions (début 2026). Ces chiffres montrent une croissance constante, avec une densité d’environ 11 à 12 habitants par km².
COOPERATIONS. Sur proposition du ministre israélien des Affaires étrangères Gideon Sa’ar, le cabinet a validé à l’unanimité la désignation de Gali Dagan, actuel ambassadeur d’Israël au Pérou, pour exercer également les fonctions d’ambassadeur non résident en Bolivie. Selon le ministère des Affaires étrangères, ce mandat restera en vigueur jusqu’à l’ouverture d’une ambassade israélienne à La Paz et la nomination d’un représentant permanent.
Gali Dagan dispose d’une solide expérience diplomatique en Amérique latine. Avant son poste à Lima, il a notamment servi comme ambassadeur d’Israël en Colombie, un profil jugé adapté pour accompagner la relance progressive des relations avec la Bolivie.
La reprise des relations a été formalisée le 9 décembre dernier lors d’une rencontre entre Gideon Sa’ar et son homologue bolivien Fernando Aramayo. Cet échange a ouvert la voie à un rétablissement des canaux diplomatiques, politiques et économiques entre les deux pays.
Ce rapprochement s’inscrit dans un contexte politique nouveau à La Paz. Le président bolivien Rodrigo Paz Pereira, élu en octobre 2025 et entré en fonction en novembre, incarne un tournant centriste et conservateur après plusieurs années de gouvernements de gauche. Son arrivée au pouvoir a facilité le dégel des relations avec Israël.
Pour Jérusalem, cette nomination symbolise la volonté de reconstruire une présence diplomatique active en Amérique latine, région où les équilibres politiques ont fortement évolué ces dernières années.