L’année qui s’est achevée mercredi a vu la valeur des fusions et acquisitions dans le secteur technologique atteindre des sommets records, les investisseurs étrangers s’arracher les innovations et les talents israéliens, et la bourse de Tel Aviv atteindre sans cesse de nouveaux records historiques, surpassant ses homologues mondiales.

La situation sécuritaire semblant désormais plus apaisée, les investisseurs et les entrepreneurs du secteur technologique se montrent bien plus optimistes pour l’année à venir qu’ils ne l’étaient il y a 12 mois, ainsi que l’a révélé une enquête présentée lors d’une récente conférence sur la technologie organisée par la société de capital-risque Fusion et le cabinet d’avocats Pearl Cohen Zedek Latzer Baratz.

Le sondage réalisé par Fusion auprès de 200 investisseurs en capital-risque, investisseurs providentiels et entrepreneurs a montré que seuls 6 % des personnes interrogées estimaient que l’incertitude politique et sécuritaire constituait le principal défi pour les investisseurs en Israël, contre 43 % dans l’étude de l’an dernier. Interrogés sur l’avenir d’Israël, 74,5 % des répondants se sont dits optimistes, contre 57 % l’année précédente.

Parmi les participants à la conférence, toutefois, l’ambiance était nettement moins optimiste. L’exode apparent des start-ups, talents et entreprises, — une conséquence de ces préoccupations politiques et sécuritaires supposées s’estomper — semble alimenter les inquiétudes quant à l’avenir du secteur technologique, qui est le principal moteur économique d’Israël.

Cette dissonance reflète ce qui semble être un manque croissant de synchronisation entre Israël dans son ensemble et son écosystème technologique, un secteur qui a connu des gains sans précédent alors même que l’économie du pays subissait un ralentissement dû aux mobilisations en temps de guerre, aux attaques de missiles qui ont entraîné la fermeture des aéroports et à l’isolement géopolitique.

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