CONFERENCE HIGHTECH A TEL AVIV. ISRAELVALLEY SPECIAL. Gigi Levy-Weiss, entrepreneur en série et associé commandité de la société de capital-risque NFX, a dit n’avoir jamais rencontré de situation dans laquelle des investisseurs étrangers avaient refusé de financer une entreprise parce qu’elle était enregistrée en Israël.
« C’est une légende urbaine et nous devons la combattre », a insisté Levy-Weiss.
Fisher, qui a créé le bureau de Bessemer à Tel-Aviv en 2007 et qui investit depuis longtemps dans des start-ups israéliennes, a renchéri, faisant remarquer qu’il n’avait « jamais entendu parler d’un fonds de capital-risque américain qui refuserait d’investir parce qu’une société est enregistrée en Israël ».

« C’est presque un automatisme », a-t-il indiqué. « Les fondateurs israéliens agissent par instinct. Ils sont convaincus que les investisseurs, américains ou étrangers, n’investiront pas dans une entité israélienne. »
De plus, la décision que prennent les entrepreneurs et fondateurs israéliens quant au lieu d’implantation de leur société a des conséquences sur les activités futures de la start-up. Il s’agit notamment de la localisation de ses principaux actifs, de sa propriété intellectuelle, de son centre de recherche et développement, de ses opérations commerciales et de gestion, et enfin, du lieu où elle paie ses impôts.
Fisher a insisté sur le fait qu’Israël perdait là une source de financement essentielle.
« Nous volons les impôts de la prochaine génération, celle de nos enfants et de nos petits-enfants, sans même nous en rendre compte », s’est-il exclamé.
Plus que dans tout autre domaine, la fuite des technologies à l’étranger pourrait avoir des répercussions économiques considérables pour l’État.