TEL-AVIV. CONFERENCE HIGH TECH. ISRAELVALLEY SPECIAL. S’adressant à quelque 300 investisseurs en capital-risque, fondateurs de start-ups et entrepreneurs réunis au 53e étage de la tour Azrieli Sarona, à Tel-Aviv, l’investisseur Adam Fisher a mis en garde contre la fuite de plus en plus importante des gains du secteur technologique vers l’étranger, un phénomène qu’il décrit comme le « virus des fondateurs israéliens qui enregistrent leurs entreprises aux États-Unis ».

« Plus de 80 % des entreprises fondées en Israël choisissent de s’enregistrer aux États-Unis [contre environ 20 % en 2022] », a souligné Fisher, associé de la société d’investissement américaine Bessemer Venture Partners.

« C’est une véritable catastrophe. C’est aussi ma principale inquiétude, actuellement, pour le secteur », a-t-il ajouté.

Selon les données de l’Autorité israélienne de l’innovation, la tendance des entrepreneurs israéliens à s’implanter à l’étranger s’est accélérée au début de l’année 2023, stimulée d’une part par les avantages économiques proposés par les États-Unis et, d’autre part, par l’incertitude croissante due aux efforts déployés par le gouvernement israélien pour affaiblir le pouvoir judiciaire. Le déclenchement de la guerre avec le Hamas, provoqué par l’attaque du groupe terroriste contre les communautés du sud d’Israël le 7 octobre 2023, a précipité cette tendance, l’augmentation du risque géopolitique venant encore alimenter l’incertitude parmi les investisseurs.

La guerre, en dehors du pays, a suscité de nombreuses critiques et une vague de colère à l’encontre d’Israël, avec des appels à prendre des sanctions, à affaiblir les relations commerciales et à instaurer un embargo sur les armes.

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