IsraelValley raconte le plus souvent les réussites d’Israël. Cette fois-ci nous allons raconter l’échec incroyable de Bereshit. Maurice Kahn, le principal investisseur du projet israélien vient de mourir.

La sonde israélienne Beresheet s’est écrasée sur la Lune en avril 2019 à cause d’une panne du moteur principal lors de la phase finale de son alunissage, empêchant le ralentissement nécessaire à un atterrissage en douceur, avec des soupçons d’erreur humaine ou de problème de capteur entraînant un arrêt prématuré, menant à une chute incontrôlée depuis 10 km d’altitude. 
Détails de l’incident :
  • Moment de la défaillance : La panne est survenue alors que la sonde avait déjà entamé sa descente et se trouvait à environ 10 kilomètres de la surface lunaire.
  • Conséquence : Le moteur, crucial pour réduire sa vitesse et permettre un contact doux, s’est arrêté, rendant impossible le contrôle de sa trajectoire.
  • Causes possibles : Bien que l’arrêt du moteur soit le fait déclencheur, les investigations ont pointé du doigt une possible erreur humaine dans la gestion de l’engin ou un dysfonctionnement d’un capteur, selon le centre de contrôle.
  • Résultat : Beresheet a perdu le contact et s’est probablement écrasée, manquant de peu de faire d’Israël le quatrième pays à réussir un alunissage autonome.

LE PLUS. Un article paru avant l’ECHEC DE BERESHIT:

Elle s’appelle Bereshit (Genèse, en hébreu), elle ressemble à une immense araignée à cinq pattes, elle pèse 585 kilos – et elle est objet de fierté en Israël. Cette sonde spatiale, actuellement en route vers la Lune, devrait se poser ce jeudi soir. Israël espère ainsi devenir le quatrième pays à alunir un appareil après les États-Unis, la Russie et la Chine.

Première mondiale, la sonde israélienne a été développée par une organisation privée, SpaceIL, qui a travaillé en partenariat avec la société aérospatiale Israeli Aerospace Industries (IAI), une des plus grandes entreprises de défense israéliennes.

6,5 millions de kilomètres à 10 km/seconde

L’engin a été lancé dans l’espace le 22 février depuis la base américaine de Cap Canaveral en Floride, via une fusée Falcon 9 de la firme américaine SpaceX, fondée par l’entrepreneur Elon Musk.

Il devrait alunir après avoir parcouru 6,5 millions de kilomètres, à une vitesse maximale de 10 kilomètres par seconde (36.000 km/h), selon les partenaires du projet.

Pour Israël, l’alunissage en soi est la mission principale, même si un instrument scientifique a été emporté pour mesurer le champ magnétique lunaire.

Une capsule dans la sonde contient également des disques numériques avec des dessins d’enfants, des chansons et des images de symboles israéliens, les souvenirs d’un rescapé de la Shoah et une Bible.

« Un grand pas pour Israël »

« C’est un grand pas pour Israël, et c’est un grand pas pour la technologie israélienne », avait déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou lors du lancement, détournant les paroles fameuses de Neil Armstrong, premier homme sur la Lune.

« Le véritable carburant de cet engin, ce sont l’audace et le génie israéliens », avait-il affirmé, et malgré la taille d’Israël, petit pays d’un peu plus de huit millions d’habitants, « nous sommes des géants », avait-il dit.

Le projet implique d’autres partenaires internationaux : SpaceIL communique avec la sonde grâce à des antennes d’une entreprise suédoise, la Swedish Space Corporation.

L’Agence spatiale américaine, la Nasa, a mis à disposition son Deep Space Network pour renvoyer sur Terre les données récoltées par Bereshit et a installé un rétro-réflecteur laser sur la sonde afin de tester son utilisation pour la navigation spatiale.

Le projet a débuté dans le cadre du Google Lunar XPrize qui, en 2010, voulait récompenser de 30 millions de dollars le premier appareil privé à alunir avant mars 2018.

Aucun candidat n’y est parvenu à temps, mais l’équipe israélienne a poursuivi la démarche et acheté une place dans la fusée de SpaceX.

 

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