Ce n’est pas par hasard si de nombreux juifs de France s’envolent à tout jamais pour Israël. L’atmosphère du pays n’est pas bonne pour les juifs. En 2025, un homme est cité par tous comme Chef d’Orchestre d’une haine anti-Israël qui se répercute sur les juifs de France : Jean-Luc Mélenchon.
Nous reprenons la page Wikipédia de Jean Luc Melenchon (presque inconnu en Israël!). Les Accusations d’antisémitisme à son égard sont très nombreuses.
Wikipédia: « Pour Pierre Birnbaum, le « populisme » de Jean-Luc Mélenchon, s’il ne relève pas de l’antisémitisme stricto sensu, le nourrit indirectement. Pour le journal Le Monde en 2024, Mélenchon cultive l’ambiguïté depuis des années.
Le , Jean-Luc Mélenchon dépose trois plaintes en diffamation contre Jean-François Copé, Alain Juppé et Nathalie Kosciusko-Morizet à propos de déclarations faisant état de « sa complaisance avec l’antisémitisme » Cette plainte entraîne la condamnation d’Alain Juppé et de Nathalie Kosciusko-Morizet pour diffamation et la relaxe de Jean-François Copé.
En , le politologue Dominique Reynié l’accuse de « flirt appuyé avec les sentiments xénophobes ». Celui-ci réitère son propos en « les proches du Front de gauche et les électeurs de Jean-Luc Mélenchon en 2012 sont un des trois foyers d’expression de l’antisémitisme très forts », ce qui conduit le Parti de gauche à étudier le dépôt d’une plainte pour diffamation à son encontre, Éric Coquerel affirmant : « Tous ceux qui connaissent l’engagement constant de notre parti et de Jean-Luc Mélenchon contre toute forme d’antisémitisme n’ont pas dû en croire leurs oreilles ».
Nicolas Lebourg estime que lorsque Jean-Luc Mélenchon critique « la transformation de la démocratie en oligarchie », cela ne doit rien aux agitateurs antisémites, mais à Nicolas Machiavel, ayant là rénové un thème du philosophe grec Polybe. Nicolas Lebourg attribue cette confusion des accusateurs de Jean-Luc Mélenchon à leur déficit culturel. Cette confusion est selon lui également visible lorsqu’ils font appel à un terme comme « totalitarisme, utilisé très loin de la façon dont le manient les historiens », ou un terme comme « rouge-brun, qu’aucun historien ou politiste ne peut considérer comme raisonnable ».
Lors de la campagne pour l’élection présidentielle de 2017, Jean-Luc Mélenchon porte le triangle rouge (marque des prisonniers politiques dans les camps nazis), qui lui a été offert par un syndicaliste de la Fédération générale du travail de Belgique, pour le consoler d’avoir été comparé à Marine Le Pen dans un dessin de Plantu. Le (au lendemain du premier tour), l’écrivain Didier Daeninckx lui demande de ne plus arborer le triangle rouge. Le , l’écrivain Jean Rouaud accuse Jean-Luc Mélenchon d’« antisémitisme » dans sa chronique hebdomadaire pour L’Humanité. Il lui reproche par exemple d’avoir porté un triangle rouge sur sa veste pendant la campagne pour l’élection présidentielle, et affirme que ce badge, se substituant à l’étoile jaune des juifs, est une négation de la souffrance des juifs. Benoît Schneckenburger, secrétaire national du Parti de gauche et garde du corps de Jean-Luc Mélenchon, réagit à cette chronique de Jean Rouaud en parlant de « calomnie » qui viserait « à empêcher toute critique de la politique du gouvernement israélien ». Le , Patrick Apel-Muller, patron de L’Humanité, publie exceptionnellement un billet pour défendre Mélenchon, estimant que Jean Rouaud lui a fait un « mauvais procès ».
Le , Jean-Luc Mélenchon déclare, à propos d’Éric Zemmour : « Il reproduit beaucoup de scénarios culturels [du judaïsme] : « on ne change rien à la tradition, on ne bouge pas, oh mon dieu la créolisation quelle horreur… ». Et tout ça, ce sont des traditions qui sont beaucoup liées au judaïsme. Ça a ses mérites, ça lui a permis de survivre dans l’histoire… » Ces propos, associant le judaïsme au conservatisme, sont interprétés par certains comme antisémites, ce que l’homme politique récuse. Il affirme s’être mal exprimé, déclarant qu’il refuse de rendre responsable une religion quelle qu’elle soit, mais que sa conviction est que « toutes les religions comptent des ultra-traditionalistes qui finissent par déraper ».
Le 3 décembre 2023, dans le contexte de la guerre à Gaza, il publie un tweet sur X (anciennement Twitter) dans lequel il accuse la journaliste Ruth Elkrief de « mépriser les musulmans ». Cet écrit suscite une polémique et de nombreuses personnalités soutiennent que Jean-Luc Mélenchon mettrait subrepticement en cause la judéité de Ruth Elkrief. Le ministre de l’Intérieur, Gérald Darmanin, affirme que ce tweet est « une cible dans le dos » de la journaliste et annonce qu’elle est placée sous protection policière.
Relations tumultueuses avec le CRIF
Jean-Luc Mélenchon et son mouvement entretiennent des relations houleuses avec le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), en raison notamment de leur discours critique à l’encontre de la politique menée par Israël, du nationalisme israélien et du Premier ministre Benyamin Netanyahou. En 2017, Francis Kalifat, président du CRIF, affirme que Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen « véhiculent tous les deux la haine » pour justifier leur absence d’invitation au dîner annuel du CRIF.
En , alors que Jean-Luc Mélenchon émet l’intention de participer à la marche blanche organisée en réaction au meurtre de Mireille Knoll, Francis Kalifat déclare qu’il n’est pas le « bienvenu », estimant que les antisémites sont « surreprésentés » à « l’extrême gauche ». S’il « ne [met] pas en doute l’empathie de M. Mélenchon à l’égard du drame vécu par Mme Knoll », et refuse d’employer le qualificatif d’antisémite, il considère qu’« il faut une cohérence de discours et d’action » et met en cause son soutien au « boycott d’Israël ». Joël Mergui, président du Consistoire central israélite de France, reproche à Jean-Luc Mélenchon une absence de soutien à la communauté juive « pendant toutes ces années » et le soupçonne « d’avoir voulu s’acheter une bonne conscience politique sur le dos de la mort d’une vieille dame ».
De leur côté, Daniel Knoll, fils de Mireille Knoll, ainsi que des membres du gouvernement se disent ouverts à la participation de quiconque, désavouant le CRIF. Alors que Jean-Luc Mélenchon participe à la marche en compagnie d’autres députés de La France insoumise et du rabbin Gabriel Farhi, il en est exfiltré après avoir été pris à partie par une quarantaine de personnes, en particulier des membres de la Ligue de défense juive (LDJ), l’accusant de complaisance à l’égard de l’antisémitisme. Il réagit en évoquant un « épiphénomène ». Laurent Joffrin reproche au CRIF d’avoir commis « une boulette », et il s’interroge : « Quand le leader de La France insoumise aurait-il cédé à une mauvaise pente ? Jamais, que l’on sache. À moins d’amalgamer toute critique du gouvernement israélien à de l’antisémitisme, vieille ficelle propagandiste ».
Quelques jours plus tard, en , Jean-Luc Mélenchon présente le CRIF comme une « secte communautariste » coupable d’une « allégeance de principe à un gouvernement étranger et à sa politique ». Pierre-André Taguieff estime qu’« on ne voit pas, sur [le] thème [du CRIF], ce qui le distingue d’un Dieudonné ou d’un Soral »].
En juillet 2023, il répond au président du CRIF, Yonathan Arfi, qui l’avait accusé de se « compromettre loin du pacte républicain », en affirmant que « l’extrême droite n’a plus de limites ». Il s’attire les foudres des médias, et d’une partie de la gauche, même au sein de la NUPES. Alors que le mois suivant il se réjouit de la dissolution prochaine pour antisémitisme du mouvement catholique traditionaliste Civitas, il est critiqué par la députée Renaissance Caroline Yadan, qui l’accuse de « récupération » et de « tentative de dédouanement », et propose « la dissolution de LFI pour lutter contre l’antisémitisme ». Celle-ci est à son tour critiquée par plusieurs députés insoumis et par Olivier Faure, qui s’opposent à l’idée d’une dissolution de LFI ».