RADIO J. Demain à 7 h05 en direct, chronique de Daniel Rouach. Président d’Honneur de la Chambre de Commerce Israël-France.

Bonjour Maeva Lahmi, 

Bonne et heureuse année à tous nos auditeurs de Radio J. 

Notre sujet du Jour: « Parlons du futur. En 2026, le hightech israélien sera t-il confronté à une crise majeure liée à la lutte Etats-Unis et Chine? ».

Une question posée par un auditeur de Versailles qui est spécialiste de l’Asie.

La réponse est négative car le high tech israélien a déjà trouvé des débouchés extraordinaires en Europe (surtout en Allemagne) et en Asie (surtout en Inde, Japon, Thaïlande). En Afrique, les israéliens vont marquer des points l’an prochain. Pas seulement dans le secteur du « Cyber et Défense », mais aussi dans le domaine de la biotech, intelligence artificielle,  énergie, technologies médicales spatial,… 

CE JOUR. Une rencontre est prévue entre Donald Trump et Benyamin Netanyahou ce jour aux Etats-Unis. Une visite qui porte sur plusieurs dossiers majeurs, du nucléaire iranien à l’avenir de la fragile trêve à Gaza.

Il est certain qu’à un moment donné Donald Trump parlera des relations entre la Chine et Israël. Et cela aura des conséquences sur le hightech israélien. 

Je souhaite reprendre ce que dit le géopolitologue Alexandre Del Valle: « les masques tombent, et les États assument désormais ouvertement leurs intérêts stratégiques. Dans ce nouveau paysage, les puissances parlent sans détour de terres rares, de semi-conducteurs, d’intelligence artificielle ou de contrôle des routes maritimes.

Le retour de Donald Trump sur la scène internationale symbolise cette diplomatie transactionnelle, débarrassée des discours moralisateurs. Henri Kissinger disait: « Les États n’ont que des intérêts ».

Trump, en 2026, ne fera pas de cadeau à Israël. Le Président américain, qui est toujours admiré en Israël,  tentera d’imposer aux géants israéliens du hightech des conditions  considérées comme inacceptables sur les transferts de technologies et coopérations israéliens avec la Chine. 

En effet, la guerre commerciale USA-Chine influence Israël en le forçant à un équilibre délicat entre ses liens économiques avec la Chine (partenaire majeur en technologie et investissements) et son alliance stratégique avec les États-Unis (fournisseur militaire clé).
Israël est sous pression pour réévaluer ses partenariats technologiques et sécuritaires avec la Chine, notamment concernant les infrastructures et la 5G, craignant des représailles américaines, tout en cherchant à diversifier ses marchés pour atténuer les chocs économiques globaux et maintenir son indépendance stratégique. 
Pressions sur les partenariats technologiques
  • Technologie et 5G : Les États-Unis poussent Israël à exclure les entreprises chinoises comme Huawei des réseaux 5G, menaçant l’accès aux technologies américaines et la coopération en matière de sécurité.
  • Infrastructures : Israël a dû réexaminer les investissements chinois dans ses ports (Haïfa), aéroports et autres infrastructures critiques pour apaiser Washington. 
Impacts économiques et diplomatiques.
  • Compromis difficile : Israël est pris en tenaille, ne voulant pas aliéner la Chine (un investisseur important) tout en respectant les exigences de son allié américain.
  • Diversification : Le conflit pousse Israël à chercher d’autres partenaires commerciaux et technologiques pour réduire sa dépendance vis-à-vis des deux superpuissances. 
Stratégie d’équilibre
  • Coopération limitée : Israël cherche à maintenir une coopération économique avec la Chine tout en limitant les transferts de technologies sensibles et les investissements stratégiques pour répondre aux préoccupations américaines.
  • Indépendance : L’objectif est de naviguer entre les deux géants sans être contraint de choisir un camp de manière exclusive, un défi constant pour sa politique étrangère. 
La guerre commerciale force Israël à des arbitrages stratégiques constants, impactant ses choix d’investissements et de partenariats, tout en tentant de préserver ses intérêts économiques et sécuritaires des deux côtés. 
ISRAËL HIGHTECH. NE JAMAIS OUBLIER LES AMERICAINS SONT LES PReMIERS A BENEFICIER DE LA TECHNOLOGIE ISRAELIENNE.
Israël possède 3000 startups et plus de 21 000 entreprises technologiques au total en 2025, générant des milliers d’emplois locaux et internationaux (notamment 27 000 à New York) dans des secteurs clés comme la cybersécurité et l’IA.
Nombre de Startups et Licornes.
  • « Pays des Licornes » : Plus de 21 000 startups technologiques, dont 43 licornes (valorisées à plus d’un milliard de dollars) en 2025.
  • Deep-Tech : Environ 1 500 entreprises de deep-tech, avec une forte présence dans les dispositifs médicaux, l’IA et les semi-conducteurs. 
Création d’Emplois.
  • Dynamique locale et globale : Ces entreprises créent des milliers d’emplois, avec un exemple notable de 27 000 emplois créés par des entreprises israéliennes à New York.
  • Secteurs porteurs : Forte concentration dans la cybersécurité, les logiciels d’entreprise et l’IA, attirant des investissements et soutenant la croissance. 
Investissements et Croissance (2025)
  • Fort regain en 2025 : Les startups israéliennes ont levé 1,4 milliard de dollars en novembre 2025, un record pour les levées en un mois depuis des années.
  • Acquisitions significatives : Le secteur a connu des sorties record, notamment l’acquisition de Wiz par Google pour 32 milliards de dollars.
  • Résilience : Malgré des incertitudes mondiales, l’écosystème montre une forte résilience, soutenu par l’IA et la cybersécurité. 

 

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