La contrefaçon a toujours existé, souligne l’avocat Youval Cohen (Yavné), spécialiste de la propriété intellectuelle au sein du cabinet Go&Co. Au fil du temps, elle évolue, en quête de nouvelles stratégies et de techniques lui permettant d’échapper à la sphère de la protection intellectuelle. Les dupes reprennent l’ADN et les codes visuels des marques, sans apposer le logo.

Objets de cette “dupe-mania” : les vêtements de créateurs, la maroquinerie de luxe, les parfums, les cosmétiques, les jouets et de multiples accessoires. Les saisies douanières explosent.

En 2024, 112 millions d’articles contrefaits ont été interceptés sur le territoire de l’Union européenne et à ses frontières extérieures, soit 30% de plus qu’en 2022, pour une valeur au détail estimée à 3,8 milliards d’euros.

Sur la plateforme AliExpress, les dupes de Zara et de Lululemon pullulent à des prix défiants toute concurrence. Autre produit phare en version copycat : le très onéreux lisseur séchant Dyson Airstrait (499 euros) dont les clones se vendent entre 40 et 50 euros.

On rassure les acheteurs en utilisant le terme de dupe, plus acceptable que celui de contrefaçon, analyse G.B., avocate en propriété intellectuelle, spécialiste de la mode et du luxe. Le discours qui entoure ce phénomène ne parle pas de copies, mais de produits inspirés par, en hommage à, dans le sillage de…

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