Le 7 octobre 2023 fera date dans l’histoire du Proche-Orient. Le Hamas a commis une série d’attaques sans précédent sur le territoire israélien. Deux jours après le massacre, le porte-parole de Tsahal, le contre-amiral Daniel Hagari, confirmait le rappel de 300.000 réservistes israéliens partout dans le monde.
Alors, à plus de 4.000 kilomètres de là, dans l’État de Goa, dans le sud-ouest de l’Inde, les rues habituellement foisonnantes d’Israéliens se sont partiellement vidées. Aller combattre ou rester dans ce havre de paix? Beaucoup n’ont pas eu le choix. «Nous avons à peine 20% de visiteurs ici maintenant», déplore le rabbin de la Chabbad House. Ce centre communautaire juif se trouve à Palolem, un village du sud de Goa. Plus au nord, dans une auberge en bord de mer, habituée à la clientèle israélienne, le gérant, Stefen, assure n’en avoir «vu que deux depuis novembre».
Mais tous ne sont pas rentrés combattre. Certains ont même fait le trajet inverse, préférant vivre loin de l’armée israélienne. Sur les plages d’Arambol, de Morgim et de Palolem, bien que le nombre d’Israéliens soit réduit, la présence de la communauté perdure. La musique «psytrance» qui s’échappe du bar Little Italy, dans le nord de l’État de Goa, s’entend du bout de la plage.
Parmi les clients affalés sur les chaises longues, les Indiens locaux ont déserté les lieux. Pantalons amples, corps tatoués, maillots de bain échancrés, seule la jeunesse israélienne occupe l’espace. Certains ont perdu leurs proches, d’autres sont inaptes au combat ou traumatisés par les horreurs de la guerre, mais tous ont la même volonté: oublier Tsahal et la guerre Israël-Hamas.
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