Noam Bendor n’avait encore jamais cultivé de fraises. « Mais on m’a appris et c’est facile », s’enthousiasme ce jeune homme de 22 ans avant de remettre le rap de Kanye West dans ses oreilles et de s’agenouiller sur une parcelle irriguée. Comme des milliers d’autres Israéliens, ce cuisinier de Tel Aviv au chômage technique faute de clients s’est porté volontaire pour soutenir l’économie de son pays, durement affectée par le conflit initié par l’attaque terroriste du Hamas le 7 octobre.
« C’est mon devoir d’aider mon peuple », dit comme une évidence ce garçon aux cheveux frisés qui ne porte guère le gouvernement de Benyamin Netanyahou dans son cœur. Il lui a suffi de se connecter sur le web où pullulent les appels à la solidarité pour se retrouver en ce mardi matin dans les champs de Chahi Ariel, un maraîcher de Kadima Zoran dans le centre du pays.
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