Mission
La loi de 1953 énonce que « Yad Vashem a pour mission de rassembler sur le sol de la patrie, les souvenirs de tous ces membres du peuple juif qui ont péri et sacrifié leur vie, qui ont combattu et qui se sont soulevés contre l’ennemi nazi et ses complices, d’élever un mémorial en leur mémoire et en mémoire des communautés, organisations et institutions qu’en raison de leur appartenance au peuple juif, l’oppresseur a vouées à une destruction totale et de perpétuer le souvenir des Justes des nations ».Organisation du mémorial
Salle de la mémoire.
- une salle de la mémoire ;
- un musée historique ;
- une galerie d’art ;
- des archives ;
- la « Vallée des communautés détruites » ;
- le Hall des noms ;
- le mémorial des enfants ;
- et un centre éducatif. L’École internationale d’études de la Shoah a intégré un bâtiment neuf comportant dix-sept salles de classe, un centre multimédia, un espace d’exposition. Lors des sixièmes rencontres internationales d’études de la Shoah, plus de sept-cents éducateurs de cinquante-deux pays se sont rassemblés pour confronter leurs expériences lors d’ateliers et rencontres avec des survivants, dont Batsheva Dagan, survivante de Ravensbrück et d’Auschwitz.
Jardin des Justes
Des personnes non juives sont également honorées à Yad Vashem : les « Justes parmi les nations ». Ils ont sauvé des Juifs pendant la guerre, souvent au risque de leur vie. Tout un village français, Le Chambon-sur-Lignon, est honoré par un jardin et une stèle. Ses habitants avaient fait de leur village un refuge pour les Juifs fuyant les Nazis. Environ vingt-mille personnes, vivantes ou décédées, sont honorées comme « Juste parmi les nations ».Nouveau musée
Intérieur du nouveau bâtiment triangulaire inauguré en 2005.
La galerie – prisme
Archives
Les archives de Yad Vashem, qui ont commencé à fonctionner en 1946, contiennent quelque 180 millions de documents, soit la plus grande collection au monde de documents sur la Shoah. Yad Vashem a permis d’apprendre que des personnes qu’on croyait avoir été tuées pendant la guerre avaient en réalité survécu. Deux familles juives de Varsovie, celle de Nisan Band et celle de sa sœur Jenta, épouse Bor(e)nstein, passèrent toutes deux les années de guerre en Union soviétique. Après la libération, chacune des deux familles pensait que l’autre avait été tuée par les nazis. Nisan Band resta en Union soviétique jusqu’à sa mort en 1983, persuadé qu’à part lui, sa femme et ses enfants, toute sa famille avait été exterminée. En 1948, Jenta Band et son époux Symcha Bor(e)nstein émigrèrent en Israël avec leurs enfants. Symcha Bor(e)nstein témoigna au Yad Vashem que son beau-frère Nisan Band était à mettre au nombre des victimes de la Shoah. Les enfants de Nisan Band, eux, émigrèrent en Israël dans les années 1990. En 2016, ils eurent la surprise de constater que leur père, mort en 1983, était porté victime de la Shoah au Yad Vashem. Il s’enquirent de l’identité du déclarant et c’est ainsi que chaque famille sut que l’autre n’avait pas été tuée. Henia Moskowitz, fille des époux Borenstein, a déclaré : « J’ai grandi dans la croyance que toute notre parentèle avait été assassinée en Pologne. Mes parents ne parlaient jamais de la Shoah ni de leurs vies passées ». Le , le Jerusalem Post publia un article selon lequel Shmuel Krakowski, directeur de Yad Vashem, lui avait déclaré que plus de la moitié des 20 000 témoignages de survivants de l’Holocauste enregistrés à Yad Vashem étaient indignes de foi (« unreliable ») Shmuel Krakowski envoya au journal un démenti qui fut publié le .Autour de Yad Vashem
Au cours de sa visite d’État en Israël en 2013, le Premier ministre des Pays-Bas Mark Rutte est venu se recueillir au mémorial.
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