La proposition de dialogue présentée par le président Herzog suite aux tensions autour de la réforme du système judiciaire semble avoir de nombreux adeptes. Dans l’opposition, alors que Yaïr Lapid, ancien Premier ministre et chef du parti Yesh Atid, se montre particulièrement intransigeant, l’ancien ministre Benny Gantz, émet quelques réserves.

Dans un communiqué publié jeudi, Gantz a lancé un appel à tous, demandant ‘de tout arrêter, d’entrer dans une pièce et d’y rester ‘jusqu’à ce qu’en sorte de la fumée blanche’, afin de parvenir à des arrangements ‘qui éviteraient un déchirement au sein même du peuple’.

Lapid, précisons-le, a exigé que le gouvernement suspende tout le travail qu’il effectue actuellement sur la réforme judiciaire pendant soixante jours, ce qui mènerait en fait à la session d’été de la Knesset.

Gantz, avec Guideon Saar qui l’a rejoint dans son parti, souhaite également cette suspension mais n’accepte pas en revanche de la limiter dans le temps. Saar, de son côté, a souligné : « Je ne suis pas concerné par les exigences du chef de l’opposition et je n’impose pas non plus de calendrier. Entamons un dialogue ».

Dans le parti ‘Mahané Mamlahti’ de Gantz, on affirme qu’il est ‘possible d’arriver à des arrangements avec le Likoud’. Gantz en a d’ailleurs débattu avec le ministre de la Justice Yariv Levin et plusieurs autres députés de son parti auraient eux aussi entamé des discussions avec de hauts responsables du Likoud.

Tous ces pourparlers auraient incité mardi les membres de la coalition à reporter de quelques jours le vote préliminaire sur une partie des articles du projet de réforme qui était prévu mercredi dernier et devrait se tenir finalement lundi prochain.

Toutefois, Levin semble déterminé à poursuivre sa réforme et à ne pas accepter un nouveau délai pour ce vote qui porte sur le changement de la composition de la commission chargée de nommer les juges. (Source: Makor Rishon).

://lphinfo.com

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