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L’un des sujets épineux des négociations en vue de la constitution du futur gouvernement est celui de la clause du petit-fils dans la loi du Retour. En vertu de cette clause, toute personne qui a un grand-père juif peut obtenir la nationalité israélienne et être considéré comme un olé hadash.

Par conséquent, des non-juifs peuvent bénéficier de la loi du Retour et c’est ainsi qu’en 2022, plus de 70% des olim n’étaient pas juifs. A terme, la majorité juive du pays pourrait en être menacée.

Pour éviter d’en arriver là, les partis orthodoxes et sionistes religieux demandent l’annulation de la clause du petit-fils.

Au sein du Likoud, les avis sont plus partagés. Les réticences sont liées à l’impact que l’annulation d’une telle clause pourrait avoir sur les relations entre Israël et certaines communautés de Diaspora, mais aussi, en fond, la réaction internationale que cela susciterait.

Me Neria Meïr, directeur du département Diaspora de l’organisation sioniste mondiale, a initié un compromis.

La proposition est la suivante: les petits-enfants non juifs d’un grand-père juif pourront s’installer en Israël mais ne recevront plus la nationalité. Ils bénéficieront d’un statut de résident permanent. Ce statut permet à celui qui en bénéficie de recevoir tous les droits sociaux d’un citoyen mais ne dipose pas de passeport et ne peut pas voter ni être élu. De même, un résident permanent ne peut pas recevoir le panier d’intégration (sal klita).

Ainsi, explique Me Neria Meïr, Israël ne fermera pas ses portes aux descendants de Juifs qui se sentent persécutés en raison de leurs origines, par exemple, mais cet accueil n’aura pas de conséquence sur la majorité juive israélienne, ni sur la carte politique. Le nombre de personnes dans le monde qui seront candidates à ce statut devrait être moins important que ceux pour l’alya, d’autant qu’aucune des aides délivrées aux olim ne leur sera octroyée.

Au sein du Likoud, on travaille à la présentation d’un compromis, sur cette base, que sera présenté aux autres membres de la future coalition.

 

D’après les informations publiées par le journaliste politique, Amit Segal, Binyamin Netanyahou devrait annoncer officiellement au Président qu’il a réussi sa mission de formation d’un gouvernement, dès mardi prochain et le gouvernement devrait prêter serment le jeudi 29 décembre.

Néanmoins, le journaliste révèle que le futur Premier ministre n’est pas comblé par la constellation politique dans laquelle il se trouve. Parallèlement, il précise que, pour l’heure, il n’existe aucun scénario dans lequel Benny Gantz ou Yaïr Lapid rejoindrait un gouvernement Netanyahou.

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