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Élu dimanche soir à la tête du Brésil, Lula s’apprête à relever un défi de taille dans un pays profondément divisé, appauvri et touché par une hausse des violences. En Israël on va vite regretter le temps de Bolsonaro qui avait voulu construire des ponts réels et solides entre Israël et le Brésil. Lula n’aime pas Israël. Et il l’a dit haut et fort un nombre considérable de fois.
Selon le Times : « En 2009, Lula avait chaleureusement accueilli l’ancien président iranien Mahmoud Ahmadinejad, un négationniste notoire qui avait juré d' »effacer Israël de la surface de la Terre », lors d’une visite qui avait suscité des critiques sur la scène internationale.

Mais un an plus tard, Lula était devenu le premier chef d’État brésilien à se rendre en Israël depuis la visite de l’empereur Pedro II en Terre sainte en 1876.

Il avait toutefois refusé de se rendre sur la tombe de Theodor Herzl, qui faisait partie de l’itinéraire prévu pour les responsables étrangers en visite pour le 150e anniversaire du père du sionisme. Quelques jours plus tard, il avait déposé une gerbe de fleurs sur la tombe de Yasser Arafat à Ramallah.

Enfin, au cours du dernier mois de son mandat, son gouvernement a officiellement reconnu l’État palestinien ».

Europe1 : « L’ex-président (2003-2011) a prévu toute une batterie de mesures, aux antipodes de la politique de son prédécesseur, Jair Bolsonaro.

C’est un virage à 180° que devrait prendre le Brésil dans les prochaines semaines. Fraîchement élu à la présidence du pays, Lula promet une rupture totale avec son prédécesseur Jair Bolsonaro sur à peu près tous les sujets. Et notamment sur la lutte contre la faim que le nouveau chef d’État veut replacer au cœur des priorités.

« Ce n’est pas normal que dans ce pays, des millions d’hommes, de femmes et d’enfants n’aient rien à manger. Nous sommes le troisième producteur mondial d’aliments. Nous avons le devoir de veiller à ce que chaque Brésilien puisse prendre son petit-déjeuner, déjeuner et dîner tous les jours », a-t-il tonné alors que 33 millions de personnes souffrent de la faim au Brésil.

Lula entend également relancer l’économie en renforçant les programmes d’aide sociale. Il souhaite par ailleurs augmenter le salaire minimum, investir dans les travaux d’infrastructures et soutenir les micro et petites entreprises.

Le nouveau président veut aussi lutter contre la hausse des violences en annulant les décrets de son prédécesseur qui libéralisaient l’achat et le port d’armes. D’importants investissements sont également prévus dans les secteurs de la santé et de l’éducation publique. Enfin, sur le thème de l’environnement, Lula veut prendre soin des ressources et stimuler des activités qui auront moins d’impact négatif sur l’environnement ».

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