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VU DE JERUSALEM. En Israël, fort étonnement sur une rencontre non prévue… La nouvelle Première ministre italienne Giorgia Meloni a eu dimanche soir son premier tête-à-tête avec un dirigeant étranger en rencontrant à Rome le président français Emmanuel Macron, qui s’est engagé à travailler avec elle avec « ambition » mais aussi avec « vigilance ».

Israël ne boycotte pas la Première ministre italienne Giorgia Meloni et son parti d’extrême droite Fratelli d’Italia (Frères d’Italie). Le ministère des Affaires étrangères israélien a félicité l’Italie pour son élection lundi, sans mentionner Fratelli d’Italia ou Giorgia Meloni, victorieuse des élections.

SELON I24NEWS. « Jusqu’au bout, l’Elysée a maintenu l’incertitude sur cet entretien, qui s’est tenu à l’abri des caméras dans le centre de la capitale italienne pendant un peu plus d’une heure.

« En Européens, en pays voisins, en peuples amis, avec l’Italie nous devrons poursuivre tout le travail engagé. Réussir ensemble, avec dialogue et ambition, nous le devons à notre jeunesse et à nos peuples », a déclaré le chef de l’Etat français dans un tweet illustré d’une photo où on le voit en discussion avec la dirigeante d’extrême droite.

Il a toutefois pris soin de tweeter juste avant « Grazie Mario », un remerciement à Mario Draghi, le Premier ministre sortant avec lequel il entretenait une relation étroite. Comme pour prévenir la cheffe du gouvernement le plus à droite depuis la naissance de la République italienne en 1946 que la barre a été placée très haut par son prédécesseur. L’Elysée a rapporté qu’Emmanuel Macron avait « félicité la Première ministre » lors d’échanges « pragmatiques et constructifs », mais aussi « francs ».

« On va juger un peu sur les actes », « il y a une vigilance, il y a une exigence de la part du président de la République », a souligné son entourage, alors que Paris avait déjà mis en garde la gagnante des élections italiennes sur le respect de l’Etat de droit.

Des avertissements qui présagent de relations tendues avec l’eurosceptique et souverainiste Giorgia Meloni.

Selon Rome, l’entretien, « cordial et productif », a porté sur « la nécessité de réponses rapides et communes à la flambée des prix de l’énergie » au niveau européen, le « soutien à l’Ukraine » ou encore « la gestion des flux migratoires ».

Les deux dirigeants ont fait part de leur « volonté de poursuivre une coopération sur les grands défis communs au niveau européen dans le respect des intérêts nationaux respectifs », a conclu la présidence du conseil italien dans un communiqué.

La visite d’Emmanuel Macron est consacrée à un discours sur la paix prononcé dimanche et à une audience avec le pape François prévue lundi matin. Mais il n’a pu contourner le contexte politique italien, avec l’arrivée au pouvoir de la première femme à diriger la troisième économie de la zone euro ».

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