L’administration Biden va augmenter les pénalités venant sanctionner la pratique du boycott d’Israël qui avait été décidée il y a plusieurs décennies par la Ligue arabe – à un moment particulier où certains participants de longue date ont choisi d’y renoncer et où d’autres, au contraire, l’observent avec plus de ferveur.

Matthew Axelrod, secrétaire-adjoint au département du Commerce, en charge du bureau des exportations, a déclaré à l’AJC (American Jewish Committee), jeudi, que les parties qui boycottent Israël suite à la décision qui avait été prise par la Ligue arabe devront admettre avoir commis une faute dans le cadre d’un règlement à l’amiable auprès du gouvernement américain et qu’elles seront soumises à des sanctions si leurs filiales, à l’étranger, se conforment au boycott.

Les compagnies, jusqu’à présent, n’avaient pas l’obligation de reconnaître leur participation au boycott.

Le boycott d’Israël existe depuis l’époque pré-État et le Congrès l’a rendu illégal dans son principe même dans les années 1970.

Axelrod, qui a rencontré l’AJC à son bureau de Washington, a indiqué que le boycott s’affaiblissait. Il a en particulier fait remarquer que les quatre pays qui ont normalisé leurs relations diplomatiques avec l’État juif dans le cadre des Accords d’Abraham, en 2020, qui appartiennent tous à la Ligue arabe, avaient renoncé au boycott.

Toutefois, d’autres pays continuent à respecter cet embargo avec assiduité, a-t-il noté.

« Certains bastions, comme la Syrie d’Assad, ont rejeté catégoriquement la normalisation avec Israël », a commenté Axelrod, selon un communiqué émis par l’AJC. « Et, au mois de mai, l’Irak a adopté une loi qui criminalise la normalisation des relations avec Israël. »

« Ce récent renforcement du sentiment anti-israélien de la part de pays comme la Syrie et l’Irak survient à un moment où l’antisémitisme – ‘la haine la plus vieille du monde’, comme l’a noté l’AJC – augmente de manière choquante et très largement, que ce soit ici; aux États-Unis, ou dans le reste du monde », a continué Axelrod.

Cette rencontre du secrétaire-adjoint avec l’AJC a été la première placée sous l’autorité du nouveau directeur-général du groupe, Ted Deutch, ancien membre démocrate du congrès.

SOURCES. TIMES OF ISRAEL.

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