La flambée des prix de l’énergie pénalise lourdement l’industrie européenne.

Par |2022-10-03T08:52:22+02:003 Oct 2022|Catégories : ECONOMIE|
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Vu des États-Unis et d’Israël. Un article ci-dessous publié dans Courrier International « La crise de l’énergie en France, ou quand l’industrie éteint les lumières ».
Pour nos lecteurs d’IsraelValley et concernant l’énergie : Israël peut être entièrement autosuffisante en énergie. La production totale de toutes les installations de production d’électricité s’élève à 63 mia de kWh, soit 115% de ses propres besoins. Le reste de l’électricité autoproduite est exporté vers d’autres pays ou reste inutilisé. Outre la simple consommation, la production, l’importation et l’exportation jouent également un rôle. D’autres sources d’énergie sont également utilisées, comme le gaz naturel ou le pétrole brut.

SELON COURRIER INTERNATIONAL. Faute de pouvoir payer les coûts de l’énergie, de nombreuses entreprises réduisent leur activité en France. Les conséquences se font sentir sur le plan local, mais sont également à craindre pour la santé économique du pays. “The New York Times” est parti en reportage dans une verrerie du Pas-de-Calais.

Le four chauffé à 1 500 degrés rougeoyait. Les ouvriers de l’usine de verre d’Arc International le chargeaient de sable, qui entrait lentement en fusion. Non loin de là, dans les ateliers, des machines injectaient de l’air chaud à la masse de verre et la transformaient en des milliers de verres à vin délicats, destinés aux restaurants et aux foyers du monde entier.

Nicholas Hodler, directeur général du groupe Arc, examinait la chaîne de montage qui scintillait dans la lueur bleutée des flammes de gaz naturel. Depuis des années, Arc bénéficiait d’une énergie à bon marché, ce qui avait contribué à en faire le plus grand fabricant mondial de vaisselle en verre – et un employeur essentiel dans cette région ouvrière du nord de la France [Pas-de-Calais].

Mais les répercussions de la brusque coupure du gaz russe à destination de l’Europe mettent l’entreprise en difficulté. La hausse des prix de l’énergie est telle qu’Hodler a dû réviser ses prévisions de conjoncture six fois en deux mois. Récemment, l’entreprise a mis un tiers de ses 4 500 salariés au chômage partiel. Sur les neuf fours de l’usine, quatre vont être arrêtés ; les autres passeront du gaz naturel au gazole, un carburant meilleur marché mais plus polluant.

“C’est la situation la plus dramatique que nous ayons jamais connue, explique Hodler, en criant pour couvrir le cliquetis des verres. Pour des entreprises très consommatrices d’énergie comme la nôtre, c’est un vrai coup dur.”

La moitié de la production d’aluminium et de zinc arrêtée

Arc n’est pas la seule dans ce cas. La flambée des prix de l’énergie pénalise lourdement l’industrie européenne, obligeant les usines à réduire rapidement la production et à mettre des milliers de leurs salariés au chômage partiel. Même si de telles mesures sont censées être temporaires, elles accroissent le risque d’une forte récession en Europe. La production industrielle de la zone euro a baissé de 2,3 % en juillet par rapport à l’année précédente, la plus forte diminution en plus de deux ans.

D’autres secteurs, comme la métallurgie, la papeterie, la production d’engrais et tant d’autres ont annoncé des mesures d’économies. En effet, ils sont tributaires du gaz et de l’électricité pour transformer des matières premières en produits finis, depuis des portières de voitures jusqu’à des boîtes en carton. Selon Eurometaux, l’association industrielle européenne des métaux, la moitié de la production d’aluminium et de zinc a été arrêtée.

Le plus grand sidérurgiste d’Europe, Arcelor Mittal, a mis à l’arrêt des hauts fourneaux en Allemagne. Alcoa, un fabricant mondial de produits en aluminium, réduit d’un tiers la production de son haut-fourneau en Norvège. Aux Pays-Bas, Nyrstar, plus gros producteur de zinc, a interrompu la production jusqu’à nouvel ordre.

Même le papier toilette n’y échappe pas : en Allemagne, la société Hakle, l’un des plus gros fabricants, a annoncé qu’elle était devenue insolvable du fait d’une “crise historique de l’énergie”.

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