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EDITORIAL. Des Universités et Business School dans le monde entier (en Europe) n’ont pas hésité ses dernières années à sauter le pas. Se privatiser… et se vendre au plus offrant. Dans un pays comme Israël, malgré des règles draconiennes imposées par le Ministère de l’Education, cela est-il possible? Est-ce souhaitable? Pour le moment une situation d’attente est présente dans le pays.

Mais un jour la question se posera, lorsque une Université israélienne sera au bord de la faillite (cela a été déjà  le cas d’un très grand hôpital israélien à Jérusalem), et cherchera des moyens de s’en sortir.

La vente des Universités israéliennes à des milliardaires (juifs) américains, est-elle possible? Cette question n’a jamais été vraiment posée ouvertement, car les Universités Américaines et Fonds américains n’ont pas encore fait le premier pas. Et pourtant…

A force de signer des accords avec des Universités et Institutions américaines (lire (1)), et recevoir des fonds énormes de donateurs juifs américains (plusieurs milliards de $ pour le Technion), un jour où l’autre un juif américain fera la proposition suivante : « Je vous paye 15/20 milliards de dollars et je souhaite être le propriétaire de votre marque, Université (bâtiments et laboratoires compris!). Le petit plus afin de convaincre les Universitaires : « Je double les salaires des Profs et études gratuites pour tous les étudiants ».

Cette situation est tout a fait réaliste. Les israéliens, à force de signer des accords avec les firmes américaines comme Intel, Google, Apple, voteront sans sourciller pour la vente directe, car une source de financements énorme (un labo de recherche nécessite des fonds très importants) ne pourra pas être négligée.

Il y a quelques années un riche américain a fait à l’Ecole de Management du Technion une proposition : vous recevez un don de $30 Millions, vous changez de nom, et j’achète votre MBA et autres programmes (dont un immeuble). Le Technion avait refusé catégoriquement. Il s’agissait d’une autre époque.

Les israéliens ne sont pas choqués, 20 ans après, par la vente de firmes-diamants technologiques aux Japonais, Allemands, Américains… Pourquoi pas une Université? Pour le meilleur et… pour le pire.

LE PLUS. (1). Une délégation israélienne conduite par la ministre de l’Innovation Orit Farkash-Hacohen et le conseiller à la sécurité nationale Dr. Eyal Hulata a participé au lancement du dialogue stratégique de haut niveau sur la coopération technologique le mercredi 28 septembre 2022, à Washington. Cet événement placera Israël parmi un nombre restreint de pays que les États-Unis considèrent comme un partenaire stratégique dans ce domaine.

Dans le cadre de la Déclaration de Jérusalem qui a été signée par le Premier ministre Yair Lapid et le Président Joe Biden, il a été décidé de faire avancer un dialogue sur les technologies stratégiques afin de porter les relations américano-israéliennes à de nouveaux sommets et de créer un partenariat dans les technologies critiques et émergentes (telles que l’intelligence artificielle et l’informatique quantique), et dans des domaines qui sont des préoccupations mondiales telles que la préparation aux pandémies, la préparation au changement climatique, la sécurité alimentaire, et plus encore.

Cette réunion a compris une délégation israélienne sans précédent dirigée par la ministre de l’innovation, des sciences et de la technologie, Orit Farkash-Hacohen, et le conseiller à la sécurité nationale, Eyal Hulata. La délégation a intégré des hauts fonctionnaires de divers organes gouvernementaux, notamment le Conseil national de sécurité et les ministères de l’innovation, des sciences et de la technologie, des affaires étrangères, de la santé, de la défense, de l’énergie, de la protection de l’environnement, de l’agriculture, des finances et de l’économie.

L’objectif de la réunion est de parvenir à des accords et de mettre en place des mécanismes de coopération concrets qui permettront d’améliorer la coopération technologique entre les pays à court terme. Ce dialogue positionne Israël aux côtés des principaux partenaires stratégiques de l’Amérique en matière de technologie.

L’ambassadeur d’Israël aux États-Unis, Michael Herzog, la secrétaire adjointe au HHS, Andrea Palm, le secrétaire adjoint à l’énergie, David Turk, et des hauts fonctionnaires de l’OSTP (Office of Science & Technology Policy) de la Maison Blanche ont participé.

 

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