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RADIO J. « Israël et l’Egypte, enfin le réchauffement économique et hightech de la coopération entre les deux pays ».

Chronique de Daniel Rouach dans l’émission de Steve Nedjar, ce jour à 14h45.

Israël et l’Égypte s’apprêtent à renforcer leurs liens économiques et espèrent atteindre $700 millions de commerce bilatéral annuel au cours des trois prochaines années.

Les deux pays vont développer conjointement le point de passage de Nitzana, où les échanges commerciaux sont dédouanés et contrôlés, pour en faire un centre logistique régional et un bassin de main d’œuvre partagé.

Travailleurs transfrontaliers, coopération en matière de R&D et dynamisation de l’activité économique sont les perspectives présentées par le ministère de l’Economie israélien. Le ministère israélien des Affaires étrangères a annoncé sur twitter un projet visant à développer des capacités en high-tech des étudiants des pays arabes parmi lesquels l’Egypte. 

Israël et Egypte comptent également s’engager dans une coopération en matière de R&D, développer des projets communs dans le domaine de l’énergie verte. Les énergies vertes sont alimentées par le soleil, le vent, la chaleur de la terre, les chutes d’eau, les marées… Elles permettent de produire de l’électricité, de la chaleur, du froid, du gaz, du carburant, du combustible

Israël va augmenter ses importations de produits alimentaires, poisson frais et matériaux de construction en provenance d’Égypte, et exportera davantage de technologies agricoles. L’AgriTech, ou plus simplement AgTech, fait référence à l’utilisation de la technologie en agriculture, horticulture et aquaculture, notamment à l’aide de logiciels, de l’automatisation et de l’analyse des données, pour améliorer le rendement, l’efficacité et la rentabilité du secteur agricole. 

Les deux pays espèrent parvenir à l’établissement d’un commerce annuel (hors tourisme et exportations de gaz naturel) représentant $700 millions d’ici 2025. Il était de l’ordre de $300 millions l’an dernier.

L’État hébreu envoie son gaz naturel vers l’Égypte depuis la signature en 2020 d’un accord historique de £15 milliards entre les deux pays. Les deux pays ont récemment renforcé leurs relations, notamment dans le domaine énergétique et c’est dans ce cadre que le ministre égyptien du Pétrole Tarek al-Molla, la ministre israélienne de l’Énergie, Karine Elharrar et la commissaire européenne à l’Énergie, Kadri Simson ont signé ce protocole un accord, lors du « Forum du gaz de la Méditerranée Orientale » se tenant au Caire.

SELON TIMES OF ISRAEL : « Les exportations israéliennes vers l’Égypte concernent le secteur du textile, le reste se répartissant entre produits chimiques, caoutchouc, plastiques et autres matériaux.

Israël importe des produits agro-alimentaires d’Égypte, ainsi que des produits chimiques, des machines électriques, du caoutchouc et des plastiques, des minéraux et des carburants, a détaillé le ministère.

Le nouveau plan rendra notamment les projets de développement et d’infrastructure accessibles aux entreprises technologiques israéliennes.

La ministre de l’économie et de l’industrie, Orna Barbivai, a déclaré que les deux pays allaient moderniser le passage de Nitzana, « ce qui favorisera les relations commerciales avec l’Égypte et créera des emplois de qualité dans le sud [d’Israël], dynamisera l’activité des entreprises israéliennes sur le marché égyptien et réduira le coût de la vie [en Israël] grâce à l’importation de produits alimentaires et de ciment. »

Israël et l’Égypte sont liées par un un accord de paix conclu en 1979, mais leur relation a longtemps été des plus froides, jusqu’à se réchauffer progressivement ces dernières années. Ils ont aujourd’hui des liens étroits en matière de sécurité et partagent des intérêts sécuritaires dans la bande de Gaza ainsi que dans le Sinaï et la Méditerranée orientale. Pour autant, la plupart des Égyptiens se disent opposés à cette relation.

Début 2020, Israël a commencé à exporter du gaz naturel vers l’Égypte, un moment historique pour les deux pays. La décision en avait été prise peu de temps après la mise en exploitation de l’énorme champ gazier de Léviathan, et environ sept ans après qu’Israël a commencé à pomper du gaz à Tamar.

On estime les réserves de Leviathan, découvert en 2010 à 130 kilomètres à l’ouest de la ville portuaire de Haïfa, en Méditerranée, à 535 milliards de mètres cubes de gaz naturel plus 34,1 millions de barils de condensat.

L’américain Noble et l’israélien Delek, consortium qui dirige le développement des gisements Leviathan et Tamar, ont conclu en 2019 un accord d’un montant de 15 milliards de dollars sur 10 ans avec l’égyptien Dolphinus pour fournir 64 milliards de mètres cubes ».

 

 

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