Lutte contre l’Etat de choc. Inventé en Israël, le protocole 6C. Utilisé par de nombreuses armées.

Par |2022-06-12T07:15:00+02:0012 Juin 2022|Catégories : DEFENSE|
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Guerre en Ukraine : qu’est-ce que le protocole 6C pour venir en aide aux Ukrainiens en état de choc ?

 

Élaboré en Israël, ce protocole permettrait de sortir les victimes de leur état de sidération et de diminuer les risques de développer un syndrome de stress post-traumatique (SPT). Il serait particulièrement utile en temps de guerre.

«J’ai eu l’occasion d’appliquer ce protocole une dizaine de fois pendant mon reportage. J’ai éprouvé son efficacité sur le terrain. Ce n’est pas de la magie, ça marche», a défendu Nicolas Delesalle sur Facebook.

Grand reporter pour Paris Match, il a couvert la guerre en Ukraine durant plusieurs semaines aux côtés du photojournaliste Frédéric Lafargue. Tous deux avaient été formés à cet outil en amont de leur départ.

Réactiver le cortex préfrontal.

Confrontés chaque jour à la plus extrême violence, les Ukrainiens restés au pays peuvent développer de lourdes séquelles. Le protocole 6C est utilisé par les armées israélienne, américaine et allemande et pourrait, selon Nicolas Delesalle, largement diminuer les symptômes du SPT.

«Il s’agit très simplement de sortir de leur état de sidération des victimes en leur posant des questions simples, qui mobilisent leur cortex préfrontal», détaille Nicolas Delesalle.

Au Huffington Post, Emmanuelle Halouia, formatrice agréée pour ce protocole, avance : «quelle que soit la situation, ce sont toujours les mêmes symptômes : les gens peuvent être sidérés, en débordement émotionnel, avoir une perception altérée de la réalité […] pour chacun de ces symptômes, on va appliquer un mot qui commence par C.»

Les six mots commencent tous par cette lettre : Commitment («engagement» en anglais), Cognition, Challenge, Contrôle, Continuité et Communication.

Ils visent à sortir la victime de son état de choc après un traumatisme pour empêcher celui-ci de bloquer toutes les fonctions du cerveau.

Questions simples et courantes

Nicolas Delesalle a fourni un exemple des questions qu’il a pu poser sur le terrain. Des questions «très simples» et «ouvertes», précise-t-il.

«Est-ce que vous avez un téléphone ? Dans quelle poche ? Quelle est votre adresse ?» Des questions auxquelles les victimes peuvent répondre de façon spontanée et qui les feront se «réveiller» après le choc.

L’idée : ne pas laisser tomber la personne et la prendre en charge immédiatement pour lui permettre de retrouver le contrôle de son corps et de ses réactions.

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