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La mimouna est une fête populaire observée depuis environ trois siècles par les communautés juives originaires d’Afrique du Nord au sortir du dernier jour de Pessa’h, Isrou ‘Hag Pessa’h. Elle a pris une ampleur particulière en Israël, où elle atteint des proportions quasi nationales. Ce samedi soir vous pouvez vous rendre à Ness Ziona (au Sud de Rishon) car la fête sera complète et gratuite.

Elle célèbre les retrouvailles entre voisins qui, au vu des nombreuses opinions et coutumes concernant l’interdiction de consommer du hametz, s’étaient abstenus de partager leurs repas au cours de la semaine de Pessa’h. Les aliments à base de pâte levée y tiennent donc une place de choix.

Origine du mot.

L’étymologie de mimouna n’est pas connue avec certitude : certains suggèrent le nom de Rav Maïmon ben Yossef HaDayan, le père de Moïse Maïmonide, car la Mimouna tombe le jour anniversaire de son décès; d’autres, le mot arabe Mimoun (chance), car le jour serait propice aux mariages; d’autres encore, le mot hébreu emouna (croyance), car le peuple réaffirme sa croyance que « c’est en Nissan qu’Israël fut délivré, et c’est dans un Nissan à venir qu’il sera délivré ».

La fête fut célébrée de façons diverses et variées parmi les communautés juives du Maroc à la Libye, à partir du XVIIIe siècle EC, et présente quelques analogies avec les rituels du nouvel-an berbère (Yennayer) ou turco-irano-persan (Norouz).

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