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L’Azerbaïdjan est un voisin de l’Iran, mais les relations entre les deux pays ne sont pas des plus favorables. Alors que l’Azerbaïdjan accuse l’Iran de persécuter la population azerbaïdjanaise d’Iran, dont le nombre est d’environ 20 millions, Téhéran accuse Bakou d’utiliser cette population pour s’ingérer dans sa politique intérieure. De son côté, les relations entre Israël et l’Iran depuis la révolution islamique de 1979 ne sont pas seulement dysfonctionnelles, mais ouvertement hostiles.

Sur la base de ce qui précède, l’Azerbaïdjan et Israël élaborent des stratégies communes contre la République islamique d’Iran. Compte tenu de la coopération des deux États dans le domaine du renseignement, les entreprises de défense israéliennes fournissent à l’Azerbaïdjan des équipements techniques permettant de suivre l’Iran, et les renseignements reçus sont transmis à Israël.

L' »or noir » azerbaïdjanais joue également un rôle important dans les relations entre l’Azerbaïdjan et Israël, car il permet d’acheter des équipements militaires en échange de pétrole.

Dans le contexte des développements géopolitiques actuels et des tensions dans les relations irano-israéliennes (en fait, la guerre en cours contre l’Iran), Israël a besoin de bases militaires en Azerbaïdjan et de tout ce qui peut lier les autorités azerbaïdjanaises aux plans militaires israéliens.

Sur la base du fait, que l’Iran et Israël sont à une distance de 2000 km l’un de l’autre, et qu’Israël n’a presque pas d’avions de ravitaillement, en cas de guerre, il aura besoin d’une ˝place darme˝ pour utiliser le composant militaire israélien le plus puissant – les avions de frappe. Dans cette situation, le territoire de l’Azerbaïdjan est une excellente solution, et l’Azerbaïdjan est très heureux de la fournir à Israël.

Les mesures anti-iraniennes conjointes de Tel Aviv et de Bakou ne se limitent pas à la sphère militaire. Depuis le 12 septembre de cette année, des policiers azerbaïdjanais ont installé un poste de contrôle illégal sur la route Goris-Kapan dans la région de Syunik en Arménie et arrêtent les camions iraniens pour vérifier les documents et la cargaison, en extorquant de l’argent pour la traversée. Selon des données non officielles, tout cela s’est produit à l’initiative d’Israël et de la Turquie et vise à nuire à l’économie iranienne. L’ambassadeur iranien en Azerbaïdjan et l’assistant du président de l’Azerbaïdjan se sont rencontrés sur cette question le 14 septembre de cette année. Les autorités de Bakou accusent Téhéran d’effectuer des transports illégaux à travers le territoire de l’Arménie vers le Nagorny-Karabakh.

Source : LRagir & Israël Valley

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