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La scène se déroule ily a cinq ans à Moscou pendant la visite du président du Congrès juif européen. Ce dernier participait à une réunion au Kremlin et exposait au président russe la situation des Juifs d’Europe face à la montée des actes antisémites.

« Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Juifs en Europe n’ont pas connu de pire situation qu’aujourd’hui. Les Juifs ressentent de la peur et leur exode d’Europe est une réalité. Il y a aujourd’hui plus de Juifs qui veulent quitter la France qui est pourtant un pays considéré comme sûr, qu’il y en a qui veulent quitter l’Ukraine. » Le président russe lui répond du tac au tac : cc

Au milieu du siècle précédent, l’URSS recensait trois millions de Juifs. A quoi s’ajoutait un autre million qui ne se revendiquait pas comme tel. Aujourd’hui, de source officielle, il en reste entre 300 000 et un demi-million. Des communautés organisées existent dans plus de deux cents villes. Moscou compte dix écoles juives, cinq synagogues, plusieurs établissements d’enseignement supérieur, cinq fondations caritatives et pas moins de huit restaurants casher, dont un près du Kremlin.

La notion d’antisémitisme est étrangère à Poutine.

Berl Lazar, le rabbin principal de Russie (traduction du titre officiel qui correspond en France à celui de grand Rabbin) ne tarit pas d’éloges sur Poutine : « La notion d’antisémitisme lui est tout à fait étrangère ». En fait, précise-t-il, Poutine reconnaît que les Juifs russes sont une sorte de force. Pour lui, ils ont une force qui s’appelle l’intelligence ». Le grand rabbin est de ceux qui estiment que la situation d’aujourd’hui est « la meilleure des 200 à 300 dernières années ».

Dans les années 90, près d’un million de Juifs de l’ancienne URSS décident d’émigrer en Israël.

Source : Coolamnews.

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