Néguev. Des milliers de Bédouins autosuffisants en fruits et légumes.

Par |2021-08-31T08:25:15+02:00août 31st, 2021|Catégories : ECONOMIE|
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Dans le désert israélien du Néguev, la pandémie de Covid-19 a accéléré l’autosuffisance alimentaire et la révolution technologique. Grâce à l’association Sidreh, portée par Khadra El Sana.

Nichée dans ses mains creusées par le vent et le soleil, elle brille de mille feux violets. Cette aubergine, ce n’est pas qu’une aubergine: c’est le symbole d’une victoire dont le visage ridé d’Oumm Rihab, une Bédouine israélienne du village d’El Jorf, exprime toute la douceur et la joie. En ce hameau ignoré par l’Etat et qu’aucune carte Google ne vous indiquera, le potager de la vieille dame a beaucoup à raconter. Le désir de faire progresser une communauté oubliée, le triomphe de l’ingéniosité sur les éléments naturels mais aussi sur les défis humains, qu’ils soient politiques, économiques ou… sanitaires.

En ce hameau ignoré par l’Etat et qu’aucune carte Google ne vous indiquera, le potager de la vieille dame a beaucoup à raconter. Le désir de faire progresser une communauté oubliée, le triomphe de l’ingéniosité sur les éléments naturels mais aussi sur les défis humains, qu’ils soient politiques, économiques ou… sanitaires.

C’est en effet lors du premier confinement, en mars 2020, que le jardin d’Oumm Rihab et de ses voisines a été agrandi.

Cette retombée positive, les villageoises la doivent à une femme: Khadra El Sana. Yeux revolver, geste sûr et anglais parfait, la quinquagénaire dirige l’association Sidreh, soutenue notamment par l’Entraide protestante suisse – EPER.

Vingt-trois ans de travail acharné dans le Néguev pour défendre les droits des Bédouins, promouvoir l’éducation des femmes et leur prise de pouvoir économique ont forgé la réputation de Khadra et de son équipe jusqu’aux confins du désert. L’arme de ces féministes? Le métier à tisser. Tapis, coussins, dessus de lit, le magasin de l’association regorge de mer

veilles en laine dont la vente fournit de quoi vivre à plus de 150 familles bédouines et les relie à un savoir-faire traditionnel qui fait leur fierté.

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