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Cellebrite (520 employés) est une entreprise israélienne du domaine de la cybersécurité, spécialisée dans l’inforensique et l’exploitation des données des téléphones portables. En juin 2019, la France achète pour sept millions d’euros d’équipement à l’entreprise, afin d’équiper les services de police, de gendarmerie ou des douanes.

Les outils fournis sont testés sur des cas précis, comme le G7 de Biarritz, avant d’être déployés partout en France. Certains pays comme l’Allemagne et l’Autriche, le Danemark, le Royaume-Uni et la Norvège utilisent massivement Cellebrite sur les téléphones de migrants et de demandeurs d’asile pour tenter de mieux comprendre leur passé et leurs intentions. Cellebrite est présente aux États-Unis en fournissant notamment le FBI depuis 2009, ainsi que d’autres services comme le Secret Service, la DEA et le service des douanes et de la protection des frontières.

LE PLUS. La startup Cellebrite, connue dans le monde entier, est née en Israël. Elle est à présent une filiale de la société japonaise Sun Corporation. Grace à des produits hyper-performants, Cellebrite est très vite devenue un partenaire obligé des polices du monde entier. Mais son expertise n’est pas gratuite.

Selon (1) : « Le Financial Times chiffrait récemment ce coût à 4,5 millions d’euros pour les polices du Royaume-Uni sur les deux dernières années. Dont la moitié à la charge de la seule Metropolitan police londonienne. Selon le quotidien anglais, le logiciel de Cellebrite permet de capturer des données de téléphones sans les déverrouiller. Et donc d’avoir ainsi accès aux mots de passes ou aux messages d’applications chiffrées de type WhatsApp ou Telegram.

En France, Cellebrite a gagné deux marchés d’un montant total de 7 millions d’euros. Le premier pour fournir aux forces de sécurité, dont la Gendarmerie, des équipements d’investigation informatique et électronique. Le second vise à mettre à jour le parc existant de systèmes d’extraction et d’analyse de données téléphoniques. Cher, le passepartout numérique de Cellebrite est également moins performant pour les dernières générations d’ordiphone., explique à L’Essor Assia Tria, la responsable technique du projet Exfiles, une chercheuse du CEA-Leti, un laboratoire de pointe ». (Source 1).

Le Plus.

Fondée en 1999, à Petah Tikva dans la banlieue de Tel-Aviv, la startup israëlienne est spécialiste de la technologie des données mobiles. En plus de travailler avec les opérateurs mobiles pour l’amélioration de la relation clients et le suivi du cycle de vie des produits, la startup s’est surtout fait un nom dans le marché du “forensique numérique”, dont elle est devenue le leader mondial.

Son secret ? Une solution d’investigation mobile nommée UFED (Universal Forensic Extraction Device), une sorte de « mallette magique » selon le surnom donné par les forces de l’ordre qui l’utilisent un peu partout dans le monde car elle permet d’extraire, de décoder et d’analyser des données à partir de smartphones, tablettes et autres dispositifs GPS portables.

Une solution utilisée dans plus de 100 pays.

La société aurait ainsi “plus de 30.000 unités UFED déployées parmi les forces de l’ordre et les agences de sécurité dans 100 pays”, se vante-t-elle sur son site, sans plus de précision. Une expertise qui a séduit le groupe japonais de l’informatique Sun, qui a racheté la startup en 2007 pour un montant inconnu. Celle-ci a gardé son siège en Israël, et ses deux dirigeants Yossi Carmil, formé en Allemagne dans la vente chez Siemens, et l’ingénieur informatique Ron Serber.

(1) https://lessor.org/a-la-une/avec-le-projet-exfiles-les-gendarmes-poursuivent-leurs-efforts-pour-contourner-lobstacle-du-chiffrement

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