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Le projet « Adelis-SAMSON », un groupe autonome de trois nanosatellites construits et développés par le Technion – Israel institute of Technology, sera mis en orbite aujourd’hui à 9h07 (heure de Moscou). Il est issu de la passion d’une équipe de recherche dirigée par le professeur Pini Gurfil de l’Institut de recherche spatiale Asher (ASRI) et de la faculté d’ingénierie aérospatiale, avec le soutien de la Fondation Adelis, de la Fondation Goldstein et de l’Agence spatiale israélienne du ministère des sciences et de la technologie.

Les satellites s’accrocheront à une fusée Soyouz de Glavkosmos depuis un site au Kazakhstan et, une fois en orbite, seront utilisés pour calculer la localisation des personnes, des avions et des navires. La grappe de satellites volera en formation dans l’espace en utilisant une communication et un contrôle autonomes, sans avoir besoin d’être guidée depuis le sol.

La formation Adelis-SAMSON comprend trois satellites miniatures (CubeSats), pesant chacun environ 8 kg (17 ½ lb). Chaque CubeSat comprend des capteurs, des antennes, des systèmes informatiques, des systèmes de contrôle, des dispositifs de navigation et un système de propulsion unique et innovant. Les satellites voyageront à une altitude de 550 km (341 mi) au-dessus du sol et détecteront les signaux provenant de la Terre à l’aide d’un récepteur de mission développé par IAI. Les CubeSats transmettront ensuite ces signaux à un centre de contrôle de mission situé à l’Institut de recherche spatiale Asher du Technion.

« La recherche fondamentale menée pendant de nombreuses années, combinée à une technologie israélienne avancée, permet à Israël de franchir une étape importante dans le domaine des nanosatellites », a expliqué le professeur Gurfil.

« On pourrait comparer l’innovation des nanosatellites au passage de l’ordinateur personnel au téléphone portable. Le projet Adelis-Samson démontre un nouveau concept dans la conception des nanosatellites et permettra de réaliser de nombreuses opérations qui étaient jusqu’à présent réservées à des satellites de grande taille et coûteux », a-t-il poursuivi. « C’est un bond en avant dans le domaine des satellites miniatures, dans les capacités du Technion et pour l’ensemble de l’État d’Israël, qui fera du Technion un pionnier mondial dans les domaines de la géolocalisation et de la communication par satellite, avec des applications diverses, notamment la recherche et le sauvetage, la télédétection et la surveillance de l’environnement. »

« Le projet actuel poursuit une tradition du Technion qui a débuté en 1998 avec le lancement réussi du Gurwin-TechSat II », a ajouté le président du Technion. « Ce satellite a fonctionné dans l’espace pendant plus de 11 ans, une durée record pour une activité universitaire dans l’espace. Le lancement d’Adelis-SAMSON est un moment palpitant que nous attendons depuis neuf ans et que nous suivrons de près. Je remercie sincèrement nos partenaires de la Fondation Adelis, de la Fondation Goldstein, de l’Agence spatiale israélienne et d’Israel Aerospace Industries de nous avoir aidés à faire de ce projet une réalité. Chaque fois que vous regarderez le ciel, rappelez-vous que le Technion a une fois de plus réussi à atteindre l’espace. »

« Nous accordons une grande importance à notre collaboration avec le Technion pour promouvoir la recherche universitaire et les technologies futures dans le domaine de l’espace », déclare Boaz Levy, président et directeur général de l’IAI. L’IAI, la « Maison nationale de l’espace » d’Israël, accorde une grande valeur à ses liens avec le monde universitaire sur le plan commercial et technologique, afin de promouvoir l’innovation et le leadership continus d’Israël dans le domaine de l’espace. Ce partenariat favorise le développement de l’ensemble de l’écosystème et l’IAI est fière d’unir ses forces dans ce projet novateur et révolutionnaire ».

Les satellites israéliens de nouvelle génération sont le fruit d’une collaboration exceptionnelle entre le monde universitaire et l’industrie. Un système de propulsion spécial, basé sur le gaz krypton, sera le premier de son genre au monde à fonctionner sur un petit satellite. Le récepteur numérique et le système de contrôle d’attitude ont été développés par IAI en collaboration avec des chercheurs du Technion.

Source : Eurekalert & Israël Valley

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