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Brexit: les députés britanniques valident la loi qui fâche les Européens.

De l’aveu même de Boris Johnson, cette loi viole le droit international et l’accord signé avec Bruxelles, qui menace désormais de porter plainte. Ce sont désormais les Lords qui vont examiner le texte.

Les députés britanniques ont approuvé mardi le projet de loi du gouvernement de Boris Johnson qui revient en partie sur l’accord de Brexit et provoque la colère des Européens, en pleine dernière ligne droite des tractations commerciales entre Londres et les 27.

Après leur divorce en début d’année, les deux parties se sont fixé comme objectif d’arriver à un accord de libre-échange en octobre pour éviter un « no deal » potentiellement dévastateur économiquement le 1er janvier prochain.

Les négociations ont repris mardi à Bruxelles pour un neuvième cycle mais les huit précédents n’ont permis aucune percée majeure et la tension est montée d’un cran en septembre lorsque le gouvernement de Boris Johnson a présenté un projet de loi contredisant le traité encadrant leur divorce.

Action en justice

Le texte, qui viole de l’aveu même de Londres le droit international, a été approuvé dans la soirée en troisième lecture par les députés à 340 pour et 256 contre, ouvrant la voie à son examen par les Lords dans les semaines à venir.

Ce feu vert n’est pas une surprise vu la majorité écrasante dont dispose Boris Johnson à la Chambre des Communes, malgré les critiques de cinq anciens Premiers ministres et d’une partie des conservateurs au pouvoir.

Pour apaiser la colère au sein de son camp, le gouvernement avait accepté un amendement accordant plus de pouvoir au Parlement pour contrôler les dispositions controversées, sans satisfaire Bruxelles qui a menacé d’une action en justice faute de retrait d’ici la fin septembre.

Coup porté à la confiance mutuelle

Le texte revient sur certaines dispositions pour la province britannique d’Irlande du Nord, prévues afin d’éviter le retour d’une frontière avec la République d’Irlande, un garde-fou jugé essentiel au maintien de la paix sur l’île.

Pour Boris Johnson, le but du projet est de défendre l’intégrité territoriale du Royaume-Uni en assurant la continuité des échanges entre la Grande-Bretagne et la province d’Irlande du Nord.

Mais pour les Européens, c’est un coup porté à la confiance mutuelle dans la phase critique des négociations sur la relation future, menées par Michel Barnier côté européen et David Frost côté britannique.

Source : bfmtv.com

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