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Alors que certains pays arabes ont applaudi la décision des EAU de normaliser leurs relations avec Israël, d’autres l’ont rejetée ou se sont montrées prudentes, bien que les États-Unis les aient exhortés à suivre l’exemple d’Abu Dhabi.

Le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, en visite en Israël lundi, s’est déclaré “optimiste” à l’idée de voir “d’autres pays arabes” normaliser leurs relations avec Israël. Selon des analystes, Bahreïn ou le Soudan pourraient suivre les traces des Émirats, qui sont devenus le troisième pays arabe, après l’Égypte et la Jordanie, à avoir des relations officielles avec Israël. L’Arabie saoudite, poids lourd de la région, a déclaré qu’elle adhérait au plan de paix arabe de 2002, qui conditionne les relations avec Israël à un retrait aux frontières de 1967.

Bahreïn
Bahreïn a été le premier pays du Golfe à se satisfaire de l’accord Émirats-Israël, annoncé le 13 août. Les contacts de ce pays et d’Israël remontent aux années 1990. Bahreïn et Israël partagent la même hostilité envers l’Iran. Un responsable bahreïni a affirmé le 20 août que son pays est un État souverain et que ses décisions peuvent être motivées par ses “intérêts nationaux”, tout en réaffirmant le soutien de Manama aux “droits des Palestiniens”.

Proche allié de l’Arabie saoudite, Bahreïn pourrait jouer un rôle important en cas de normalisation entre Riyad et Israël, estime plutôt Andreas Krieg du King’s College de Londres. “Alors que l’Arabie saoudite ne peut pas normaliser directement ses relations avec Israël en raison de l’impasse du processus de paix, Bahreïn pourrait devenir un élément central des échanges saoudiens et israéliens”, selon cet analyste.

Le Soudan
Khartoum a semé la confusion autour de la normalisation avec Israël. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Haider Badawi a été favorable, avant d’être réprimandé par son chef de la diplomatie, Omar Qamareddin, et limogé le 19 août.

En février, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a rencontré en Ouganda Abdel Fatah al Burhan , le chef du Conseil souverain au pouvoir au Soudan. Le gouvernement soudanais a nié que la question de la “normalisation” ait été abordée. Le Soudan, en crise économique, veut être retiré de la liste noire américaine des États qui soutiennent le terrorisme.

“Ils (les dirigeants soudanais) sont très intéressés par la levée des sanctions américaines et sont sous une grande influence des Emirats”, a déclaré à l’AFP Cinzia Bianco, chercheuse au Conseil européen des relations étrangères.

Oman
Oman est le deuxième pays du Golfe à applaudir l’accord Israël-Emirats. Proche à la fois des États-Unis et de l’Iran, Oman est neutre et en tant que médiateur dans les conflits régionaux. Le sultan Haïtham, qui a succédé à feu Qabus en janvier, “ne risquerait pas un processus aussi controversé pour le moment”, a déclaré Bianco.

Le Qatar
Contrairement à ses alliés turcs et iraniens, le Qatar, qui n’entretient pas de relations diplomatiques avec les Émirats, n’a pas réagi à l’accord. Le Qatar a accueilli un bureau commercial israélien de 1996 à 2000 et ne cache pas ses contacts avec Israël. Il est impliqué dans la bande de Gaza en raison de sa proximité avec le Hamas, qui contrôle le territoire palestinien.

En 2019, le Qatar, l’ONU et l’Égypte ont favorisé une trêve entre Israël et le Hamas, qui prévoit l’autorisation par Israël de l’entrée de l’aide financière qatari dans l’enclave. “Bien que le Qatar coopère avec Israël pour soutenir la cause palestinienne … il ne normalisera pas ses relations tant que le processus de paix restera bloqué”, a déclaré Kireg.

Le Koweit
Allié des États-Unis, le Koweït a toujours rejeté la normalisation. Mais l’accord entre les Emirats et Israël a ouvert une brèche dans le débat politique sur la question. Cependant, la normalisation avec l’Etat juif est peu probable, car le Parlement “a capitalisé sur l’hostilité envers Israël pour revendiquer sa place de porte-parole du peuple”, a déclaré Bianco.

Ynet et https://hassidout.org.

 

 

 

 

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