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Les professions indépendantes et les entrepreneurs sont sans aucun doute les victimes principales des effets économiques du Corona. Selon les chiffres fournis par l’Union nationale des Indépendants, environ 60.000 indépendants n’ont pas encore retrouvé de travail et 40.000 ont retrouvé une activité partielle. Ce qui fait environ 100.000 familles qui vivent dans l’incertitude du lendemain.

Les branches les plus touchées sont celles des arts et du divertissement, avec 95% de cessation d’activité et les branches tourisme et de l’événementiel avec un taux de 50%. Viennent ensuite le domaine de l’automobile sous toutes ses formes (garages, concessionnaires, accessoires etc.) avec 30% d’inactivité et 20% dans les domaines de l’immobilier, de la communication et d’autres services.

Etant bien moins protégés socialement que les salariés, les indépendants vivent actuellement une situation particulièrement difficile. Le président de Union nationale des Indépendants, MRoï Cohen a lancé un cri d’alarme : « Nous parlons d’une situation de véritable catastrophe. L’Etat traite les indépendants selon la méthode ‘utiliser puis jeter’. Nous constituons une part primordiale dans la croissance économique du pays mais l’aide que nous recevons de l’Etat dans le cadre du Corona est ridicule ». Il évoque la dernière décision du Premier ministre et du ministre des Finances de rajouter un mois d’allocation-chômage pour les salariés, qu’il salue, mais la compare à l’absence criante de réponse efficace pour les professionnels indépendants qu’il appelle « citoyens de 2e catégorie ».

Il conclut: « S’il n’y a pas de réponse rapide comme nous l’a promis le Premier ministre, des milliers d’indépendants se retrouveront sous le seuil de pauvreté. La réalité est que les indépendants ne sont que des vaches à lait, n’ayant que des devoirs mais pas de droits. Je crains qu’ils ne perdent bientôt espoir et que la contestation passe à un niveau supérieur, celle de gens qui n’ont plus d’autre recours ».

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