L’après Covid-19. Israël va t-il accueillir un nombre record d’étudiants étrangers?

Par |2020-07-01T11:53:02+02:00juillet 1st, 2020|Catégories : Non classé|
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Les pays qui ont montré une bonne gestion de la crise sanitaire se préparent à accueillir davantage d’étudiants étrangers dès 2021. Au palmarès, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Canad selon un rapport EY. Il est clair qu’Israël, dont la situation sanitaire se dégrade, ne figure pas dans le TOP du Classement.

Selon (1) : « Il y a peu de chances pour que les universités américaines et britanniques soient en mesure de battre leurs records en matière de demandes d’inscription d’étudiants internationaux dans les prochains mois. En revanche, trois pays qui se sont distingués par leur bonne gestion de la pandémie devraient accueillir dès 2021 davantage d’étudiants étrangers : l’Australie, la Nouvelle-Zélande et le Canada. C’est du moins ce que prédit un rapport du cabinet international d’audit et de conseil Ernst & Young (EY) dont le Times Higher Education se fait l’écho.

Les études à l’étranger toujours d’actualité

Le rapport d’EY synthétise les résultats de plusieurs enquêtes menées entre février et avril derniers auprès de plus de 40 000 étudiants désireux de poursuivre des études dans une université anglophone. Il prévoit que le nombre d’étudiants internationaux devrait rebondir dès 2021, même si les effets de la pandémie devaient se prolonger. L’hypothèse est fondée sur un constat : les étudiants interrogés ont su très vite changer leurs plans en fonction de l’évolution de la situation. En février, 10 % d’entre eux étaient prêts à renoncer à leur projet d’études à l’étranger et 37 % envisageaient un simple report. Deux mois plus tard, ils étaient 65 % à envisager un report et seulement 5 % à préférer jeter l’éponge.

Selon le rapport d’EY, les inscriptions en troisième cycle, notamment, vont fortement augmenter, de nombreux étudiants internationaux préférant poursuivre leurs études plutôt que de tenter leur chance sur un marché de l’emploi en berne.

En Australie, une expérience pilote lancée en juillet

Parmi les destinations envisagées, la Nouvelle-Zélande, qui a réussi à éradiquer le coronavirus en un temps record, et l’Australie, également en passe de maîtriser l’épidémie, sont perçues comme des destinations particulièrement sûres.

Le ministre de l’Éducation australien, Dan Tehan, s’est félicité de ces résultats. “Nous faisons nos premiers pas prudents vers le retour des étudiants internationaux beaucoup plus tôt que prévu”, a-t-il annoncé. Dès juillet, l’Université de Canberra (UC) et l’Université nationale australienne (UNA, également basée à Canberra) vont lancer un programme pilote en prévision de la réouverture des frontières, rapporte l’édition australienne du Guardian. Quelque 350 étudiants étrangers ayant déjà entamé un cursus dans la capitale vont être autorisés à prendre un vol charter direct pour Canberra, où ils seront, pour commencer, placés en quarantaine dans un hôtel.

“Il s’agit de mettre au point les bons protocoles pour assurer la sécurité des étudiants qui viennent sur nos campus” avant la reprise du recrutement international prévue pour le premier semestre 2021, explique le vice-chancelier de l’UC, Paddy Nixon. Préférence est donnée aux étudiants de troisième cycle et à ceux qui sont en passe de terminer leur premier cycle. Mais “aucun aéroport de départ n’a encore été désigné”, précise The Guardian.

Favoriser la reprise rapide des inscriptions

Quant à la Nouvelle-Zélande, sa situation est unique : elle est “le premier pays de l’OCDE à avoir éradiqué le Covid-19”, soulignent sur le site The Conversation Rahul Sen et Swati Nagar, qui enseignent à l’Université de technologie d’Auckland. Un succès qui n’a pas pu échapper aux étudiants internationaux. “Cette victoire sur le virus sera une victoire pour les universités néo-zélandaises”, à condition que le gouvernement et les établissements prennent des mesures pour venir en aide aux candidats.

“Les nouveaux arrivants devront être mis en quarantaine dans des locaux dédiés et être testés régulièrement pendant un certain temps. Cela entraînera inévitablement des coûts supplémentaires que beaucoup d’étudiants ne pourront pas assumer. Une solution serait que les universités, conjointement au gouvernement, offrent des facilités financières aux meilleurs étudiants internationaux”, suggèrent les deux universitaires dans leur tribune. À suivre.

Mais plus encore que l’Australie et la Nouvelle-Zélande, c’est le Canada qui pourrait se révéler le grand gagnant de la sortie de crise. Au terme des quatre premiers mois de l’année, les inscriptions en provenance de l’étranger avaient chuté de 30 % dans les universités canadiennes par rapport aux chiffres de 2019. En 2021, celles-ci pourraient faire nettement mieux qu’en 2019 si l’on en croit le rapport d’EY qui prévoit une progression de 6 % de leurs parts sur le marché mondial de l’éducation internationale.

Pour favoriser la reprise rapide des inscriptions, le gouvernement fédéral a d’ailleurs annoncé une réforme majeure, indique l’avocat spécialisé en droit de l’immigration David Cohen sur son site CICNews.com. Elle permettra aux étudiants étrangers de commencer leur cursus en ligne tout en restant admissibles à un permis de travail postdiplôme (PTPD). “Le PTPD peut aider les étudiants étrangers à acquérir une expérience professionnelle au Canada après avoir terminé leur cursus, expérience qu’ils peuvent ensuite utiliser pour justifier leur admissibilité à un programme d’immigration canadien.”

(1) https://www.courrierinternational.com

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