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ISRAËL. La compagnie aérienne nationale El Al a annoncé dimanche qu’elle prolongeait la suspension de ses services jusqu’à la fin du mois, car elle continue de souffrir d’une pénurie de voyageurs en raison de la pandémie de coronavirus. Dans une notification à la Bourse de Tel-Aviv, la société a déclaré qu’elle continuerait à offrir ses services de fret à destination et en provenance du pays, mais que les vols avec passagers s’opéreraient « en fonction des besoins ».

L’annonce de dimanche est intervenue quelques heures après que le gouvernement a révélé son plan de sauvetage pour sauver la compagnie aérienne de la faillite.Selon un plan publié par le ministère des Finances, l’entreprise bénéficiera d’un prêt de 250 millions de shekels (72 millions de dollars), dont la majorité sera garantie par l’État. Il est également prévu qu’El Al émette des actions pour un montant total de 150 millions de shekels (43 millions de dollars), l’État s’engageant à racheter le stock qui n’aura pas été écoulé. La Bourse de Tel-Aviv a été informée de l’offre du ministère des Finances, encore en attente d’approbation de la part d’El Al, du gouvernement et du comité des finances de la Knesset, a indiqué la société dans un communiqué. (Copyrights : i24 News)

LA FRANCE. Selon Le Point : « Après le tourisme et l’automobile, c’est au tour du secteur aéronautique de recevoir le soutien du gouvernement. Celui-ci doit dévoiler, mardi 9 juin, un vaste plan dont le montant devrait être de plusieurs milliards d’euros. Cinq ministres (Bruno Le Maire et Agnès Pannier-Runacher pour l’Économie, Florence Parly pour les Armées, Élisabeth Borne pour la Transition écologique et Jean-Baptiste Djebbari pour les Transports) se succéderont pour faire leurs annonces. 200 000 emplois en France sont en jeu.

Le secteur, comme le reste de l’économie, a déjà largement recours aux dispositifs de chômage partiel et de prêts garantis par l’État, qui pourraient être élargis. À elle seule, Air France a bénéficié de 7 milliards d’euros d’aide de l’État sous la forme de prêts directs ou de prêts bancaires garantis par la puissance publique.

L’industrie aéronautique est victime de l’effet cascade de l’effondrement du trafic aérien et des difficultés financières des compagnies aériennes, amenées à annuler ou à reporter des commandes. La crise est telle que la « survie d’Airbus est en jeu », selon son patron, Guillaume Faury. Et, avec celle du mastodonte aux 48 000 salariés en France, celle d’une myriade d’équipementiers, souvent des PME ou entreprises de taille intermédiaire à la trésorerie flageolante. L’avionneur européen, qui a réduit ses cadences d’environ 30 %, se targue de passer chaque année pour 12,5 milliards d’euros de commandes auprès de 10 000 industriels en France ».
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