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Novartis se dit prêt à livrer 130 millions de doses de chloroquine aux USA, à Israël et à la France qui sont en train d’effectuer des tests à plus grande échelle sur ce médicament. Le laboratoire bâlois Novartis a rejoint un consortium de recherche, composé d’une dizaine de groupes pharmaceutiques et de la Fondation Bill et Melinda Gates, pour accéler le développement de traitements et de diagnostics du nouveau coronavirus. Concrètement, les laboratoires vont mettre en commun leurs librairies de molécules pour les passer en revue afin de trouver éventuellement un traitement contre le Covid-19, a précisé le groupe rhénan jeudi dans un communiqué. Si une molécule prometteuse venait à être trouvée, elle pourrait passer en l’espace de deux mois en phase d’essai sur des êtres vivants (étude « in vivo »). Hormis Novartis, les laboratoires BD, Boehringer Ingelheim, Biomerieux, Eisai, Eli Lilly, GSK, J&J, Merck MSD, Merck KGaA, Pfizer et Sanofi. (.zonebourse.com)

LE PLUS. La chloroquine pourra être administrée aux malades souffrant de « formes graves » du coronavirus, mais ne doit pas être utilisée pour des formes « moins sévères », a statué lundi le Haut conseil de santé publique, selon le ministre de la Santé Olivier Véran.

« Le Haut conseil recommande de ne pas utiliser ce traitement en l’absence de recommandation, à l’exception de formes graves, hospitalières, sur décision collégiale des médecins et sous surveillance stricte », a annoncé le ministre lundi soir lors d’un point presse sur l’évolution du coronavirus en France.

Le comité scientifique « exclut toute prescription dans la population générale ou pour des formes non sévères à ce stade, en l’absence de toute donnée probante », a-t-il souligné.

Un arrêté encadrant précisément le recours à ce traitement, qui fait polémique, sera pris « dans les prochaines heures », a précisé le ministre.

De son côté, l’AP-HP, qui réunit les 39 hôpitaux de la région parisienne, a mis en garde à son tour lundi soir contre « une utilisation désordonnée de multiples molécules sans contrôle et surtout sans possibilité de tirer des conclusions valides ».

En France, plusieurs élus font monter la pression pour généraliser rapidement l’utilisation de la chloroquine. Quant à Donald Trump, il en a vanté les mérites a plusieurs reprises.

De très nombreuses personnes se sont pressées lundi à Marseille, pour se faire tester par les équipes du professeur Didier Raoult qui préconisent ce traitement testé jusqu’ici sur un nombre très limité de patients (24).

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