Partager :

Le parti Bleu-Blanc a réussi son opération : l’éjection de Yuli Edelstein de la présidence de la Knesset pour le remplacer par Meïr Cohen (Yesh Atid). Edelstein est président de la Knesset depuis le au cours des 19e, 20e, 21e, 22e et 23e législatures.

LE PLUS. Yuli-Yoel Edelstein, né le à Tchernivtsi (URSS, aujourd’hui Ukraine), est membre du parti Likoud. Originaire de l’Union soviétique, il est président de la Knesset depuis 2013. Yuli-Yoel Edelstein est né à Tchernivtsi, une ville ukrainienne, dans une famille juive. Il a, par son père, des origines chrétiennes. Fils d’enseignants, il est élevé par ses grands-parents maternels. C’est après la mort de son grand-père que Yuli-Yoel Edelstein commence à étudier l’hébreu. Étudiant à l’université, il sollicite un visa pour immigrer en Israël, mais les autorités soviétiques refusent sa requête. Il enseigne clandestinement l’hébreu, n’étant pas officiellement qualifié pour le faire.

LE PLUS. SELON RFI. L’injonction est venue de la Cour suprême. Le président sortant du Parlement israélien doit organiser ce mercredi l’élection de son successeur. Yuli Edelstein, du Likoud, le parti de Benyamin Netanyahu, a tenté de repousser l’échéance : candidat à sa succession, il devrait être mis en minorité par une opposition disparate mais unie.

Dans son jugement, la Cour suprême a été très sévère à l’encontre du président sortant du Parlement accusant Yuli Edelstein de « saper les fondements du processus démocratique » car le vote avait été réclamé la semaine dernière par une majorité de députés, explique Emmanuel Navon, professeur de relations internationales à l’université de Tel Aviv.

« Dès l’instant où vous avez une majorité, il faut la respecter. C’est sûr que Edelstein essayait par des moyens un peu bancals de repousser l’échéance parce que je pense qu’effectivement Netanyahu lui a dit  » attends pour l’instant, parce qu’on essaye de négocier un gouvernement d’union avec Bleu-Blanc « . »

L’intervention de la Cour suprême pour obliger à l’élection d’un président du Parlement est inédite. Pour Emmanuel Navon, plus la crise politique s’inscrit dans la durée, plus elle met au défi le système constitutionnel.

« Les combats politiques sont en train vraiment de tester les institutions de la démocratie israélienne parce qu’on est quand même dans une situation sans précédent avec trois élections en moins d’un an sans que n’émerge de ces élections une majorité. D’où effectivement toutes ces manipulations politiques à la Knesset, aussi bien du côté du Likoud que du côté du parti Bleu-Blanc. »

Finalement, le président du Parlement devrait se soumettre à l’injonction de la Cour suprême. Mais quelques voix à droite l’ont appelé à défier la plus haute instance judiciaire du pays.

 

Partager :