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INTRODUCTION. VivaTechnology va se tenir les 11, 12 et 13 juin 2020 à Paris. Le lancement de VivaTech a eu lieu la semaine dernière à Tel-Aviv dans les locaux de Microsoft Israël (locaux de WeWork). Plus de 300 personnes ont assisté à ce lancement en présence de l’équipe très active de Business France (Ambassade de France en Israël).

Vivatech est un rendez-vous annuel consacré à l’innovation technologique et aux start-up créé en 2016. Il se tient tous les ans à Paris et il est organisé par les groupes Les Échos et Publicis. Les deux premiers jours de VivaTech s’adressent exclusivement aux start-ups, investisseurs, exécutifs, étudiants et académiques. L’événement est ouvert au grand public le troisième jour. Près de 13 000 start-ups sont présentes ainsi que 450 personnalités du monde entier. Maurice Levy fait toujours le maximum pour attirer des israéliens.

Yossi Vardi, pionnier de la « Start-up nation » va faire le déplacement en 2020. Vardi a cofondé, dirigé et financé plus de 80 entreprises dans les domaines de la haute technologie, des technologies propres, de l’énergie et des ressources naturelles.

A. SUCRE. La startup israélienne DouxMatok est née il y a cinq ans. La start-up a remporté le prix du Premier ministre pour l’innovation en Israël, et a levé 22 millions de dollars en juin dernier. Et, depuis juillet 2018, elle a un partenaire de taille, Südzucker, leader européen du sucre. Sa promesse : réduire de près de 40 % la teneur en sucre de certains produits. Ses clients : l’industrie agroalimentaire. « DouxMatok vend une technologie, protégée par une vingtaine de brevets, et qui permet de reformuler les recettes en supprimant le sucre et en y ajoutant un nouvel ingrédient conçu par nous » , explique la directrice marketing de la start-up, Chen Glass-Biron. Le morceau de « sucre » inventé par DouxMatok a ainsi le goût de sucre mais plus des deux tiers du volume sont en fait constitués de minéraux.

B. FSIGHT. Un ancien chancelier autrichien a été nommé président d’une start-up israélo autrichienne basée dans un kibboutz religieux sioniste.

Christian Kern démissionnaire de sa fonction de Chancelier en décembre 2017 a été nommé PDG de « FSIGHT », un nouvel emploi qui l’oblige à passer une semaine par mois dans le nord d’Israël, au kibboutz « Ma’ale Gilboa », afin de superviser le projet pilote auquel participent de grandes entreprises énergétiques israéliennes et européennes. Avant de devenir chancelier, Christian Kern avait travaillé dans la plus grande entreprise d’électricité autrichienne, la société « Verbund » dont il avait été le directeur et Eveline Steinberger-Kern, son épouse de vouloir l’accompagner pour développer et concrétiser sa vision d’une gestion intelligente de cette technologie israélienne déjà reconnue du monde entier comme le top plus ultra en la matière.

C. SANTE.

Healthy.io a été fondée en 2013 par Yonatan Adiri, qui est également PDG, et a levé quelque 90 millions de dollars à ce jour.

Healthy.io a développé un test d’albumine d’urine sur smartphone, appelé Dip.io, qui facilite le diagnostic de la maladie rénale chronique et a déjà l’autorisation de la FDA et un marquage CE. Son kit Dip UTI comprend une coupelle à urine, une jauge et un tableau de couleurs, après quoi une application connectée scanne le bâton pour analyse. La directrice commerciale Katherine Ward a déclaré que le service de parcours clinique axé sur la pharmacie «évite aux femmes souffrant d’infection urinaire de se rendre à la clinique pour les tests», mais leur permet également d’obtenir un traitement rapide, si nécessaire. «Grâce à nos partenariats avec les plus grandes chaînes de pharmacies du Royaume-Uni, nous proposons désormais notre kit de test d’urine UTI derrière le comptoir dans des centaines de succursales et en ligne», a-t-elle écrit.

D. TSAHAL. Il y a quelques mois, le Hamas a ouvert plusieurs profils fictifs sur Facebook afin de suivre les soldats de Tsahal et pirater leur téléphone. Une équipe du « Hackaton de Tsahal » a décidé de résoudre ce problème à sa source. Ils ont programmé une application qui détecte les faux profils en recherchant leur photo de profil sur internet et en vérifiant leur liste d’amis. Par exemple, l’application peut vous dire si la photo de profil a été volée et/ou que ses amis n’ont pas vraiment de liens entre eux (sont-il originaires de la même ville ? Ont-il étudié dans la même école ? Ont-ils des hobbies en commun ? Ou sont-ils complètement faux ?

E. TSAHAL. Dans un tank, il y a des centaines de capteurs, d’ordinateurs et de systèmes d’information qui envoient constamment des données vers le serveur. L’intelligence artificielle traduit ces informations et offrent des solutions aux utilisateurs. Par exemple, il est possible de savoir à l’avance quand un tank devra être réparé. Le système “apprend” sur tous les chars d’assaut que Tsahal a possédé et compare ces données avec les informations du tank pour définir quand celui-ci devrait être contrôlé.

Tsahal utilise aussi l’intelligence artificielle pour la reconnaissance faciale aux point de passages dans le Commandement de la Région Centre. “Nous savons que l’humaine a 5% de taux d’erreur dans la reconnaissance faciale alors que celui des machines est de 2,5%. “Nous comprenons qu’il y a des compétences qu’une machine peut acquérir et qu’un homme ne peut pas. Nous introduisons l’intelligence artificielle dans tous les domaines de Tsahal – de la logistique en passant par les ressources humaines et jusqu’aux renseignements militaires,” a dit la lieutenant-colonel Cohen. Utiliser les robots et machines pour la sécurité d’Israël n’est pas simple. “L’intelligence artificielle n’est pas un concept que nous avons inventé, le tout est de voir vers où ce domaine évolue afin de l’intégrer dans l’armée. Nous avons analysé des systèmes existants dans le marché civil et les avons adaptés pour Tsahal, où ils aident à remplir des positions dangereuses occupés uniquement par des humaines.”

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