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La chute du secteur textile est une réalité en Israël. Il y a 25 ans, la production de textiles et de vêtements était l’une des plus grandes industries israéliennes. Aujourd’hui, seuls 12 100 Israéliens sont employés dans ce secteur, 85 % de la production étant consommée sur le territoire. Mais le problème n’affecte pas seulement le secteur de la fabrication, mais aussi le secteur israélien de la vente au détail de mode, qui était autrefois robuste, y compris les chaînes de magasins dans les centres commerciaux et les magasins indépendants sur les rues principales, qui ressentent aujourd’hui le même problème.

LE PLUS.

En Israël, l’industrie du textile et de l’habillement a débuté bien avant l’indépendance en 1948. Dans les années 1920, des pionniers juifs d’Europe créèrent des usines dans le Pays, reproduisant les entreprises qu’ils avaient gérées dans leurs pays d’origine en les adaptant aux conditions locales. L’histoire de Léa et Armin Gottlieb, fondateurs de Gottex Models, l’entreprise de maillots de bain mondialement connue, illustre cette flexibilité (voir encadré, p. 11).

A ses débuts, l’industrie du textile et de l’habillement reçut un soutien substantiel de l’Etat. Des subventions et des prêts furent accordés pour construire ou agrandir des usines qui furent ensuite protégées de la concurrence par des droits de douane et des quotas aux importations. Mais, au cours des deux dernières décennies, conscient des bénéfices induits par le libre-échange, l’Etat a renoncé à sa vieille philosophie d’intervention directe dans l’économie. Israël a adhéré au GATT (General Agreement on Tariffs and Trade) et ultérieurement à l’Organisation mondiale du commerce, ce qui l’a contraint à se conformer à certaines normes des marchés libres.

En 1975, le gouvernement a signé un accord de libre-échange avec l’Europe et, une décennie plus tard, avec les Etats-Unis. Au début des années 1990, une politique de libéralisation des importations annulant les quotas, puis les droits élevés grevant les produits importés, fut unilatéralement mise en oeuvre. Les taxes à l’importation sur les textiles et l’habillement ont également été réduites pour atteindre 12%. Actuellement, les entreprises, affrontant la concurrence des produits fabriqués à faible coût en Extrême-Orient, aussi bien sur le marché intérieur qu’à l’exportation, réagissent de diverses manières : en délocalisant la fabrication des produits à fort coefficient de travail dans les pays où la main-d’oeuvre ne coûte pas cher ; en prospectant et en exploitant les marchés-créneaux où elles peuvent dégager un avantage relatif ; et en employant les dernières méthodes de conception et de fabrication automatisées.

 

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