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Une mission parlementaire conduite par la commission des finances et la commission économique de l’Assemblée nationale devrait être lancée d’ici une quinzaine de jours. En Israël les manifestations assez violentes des Gilets jaunes du 1er Mai ont marqué les esprits. C’est dans la capitale que les tensions les plus vives ont été relevées à travers le pays pour ce 1er mai.

Des milliers de contrôles préventifs et aléatoires, des centaines d’interpellations: c’est comme prévu à Paris que les tensions les plus vives ont été relevées à travers le pays pour ce 1er Mai. Dans le cadre d’un important dispositif de sécurité mis en place, les forces de l’ordre ont pu appréhender la veille plusieurs individus ayant le profil de black blocs, dont la présence en nombre était redoutée dans les rues parisiennes.

De nombreux israéliens renoncent à visiter Paris. Une forte chute des réservations des hôtels par des israéliens est prévue par les experts israéliens.

Selon le Figaro :
« Quel est le coût global des manifestations de gilets jaunes en France depuis plus de cinq mois? Les Républicains ont la ferme intention de répondre à cette question dès les prochaines semaines alors que le climat social et politique du pays commence à créer des incertitudes dans les milieux économiques.
La commission des finances et la commission économique de l’Assemblée nationale lanceront ensemble une mission d’évaluation, probablement dans les quinze jours. La première commission est présidée par Éric Woerth, député LR de l’Oise; la seconde est présidée par Roland Lescure, député LREM des Français établis hors de France. Selon l’un des élus à l’initiative de cette commission conjointe, l’objectif est de réaliser un «tableau objectif» du mouvement social des gilets jaunes, en essayant de chiffrer les coûts directs et indirects de ces manifestations, récurrentes depuis bientôt vingt-quatre semaines.
Ce chiffrage devrait permettre de clarifier l’impact économique de cette crise à Paris et en province alors que des données seulement parcellaires ont été récoltées. L’exercice n’est pas simple. À Paris, par exemple, diverses estimations ont été faites à l’échelle des arrondissements les plus régulièrement touchés mais les commerçants ne tiennent pas toujours à dévoiler les conséquences réelles des manifestations sur leur activité. Et l’impact a surtout été évalué à la lumière d’une baisse sensible de la consommation, freinée par les interdictions policières et les blocages de la circulation liés aux mesures de sécurité imposées par l’autorité publique.
Si la droite est impatiente de se saisir du sujet, c’est parce qu’elle estime que le président de la République est en perte de crédibilité dans le monde de l’entreprise. Elle souhaite reconquérir l’électorat de droite qui fut séduit par Emmanuel Macron à la présidentielle mais qui, selon elle, commence à «ouvrir les yeux» sur les limites du macronisme en matière économique ».
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