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Lors de la création de l’Etat, la surface du désert atteignait 12000 Km2 avec un faible peuplement comprenant une proportion importante de Bédouins.
Aujourd’hui la surface désertique atteint seulement près de 9000 Km2. De Kyriat Gat jusqu’au Sud de Beer Sheva, le désert a disparu et a été remplacé par des champs de grande surface.
Le peuplement du département du Sud atteignait déjà 1,27 million d’habitants en 2017 avec 20% de bédouins. Le peuplement a été effectué par des immigrants sans expérience de l’agriculture ou du désert. Des formateurs-conseillés les ont aidés. De  grands travaux ont été effectués pour transporter des eaux douces du Lac de Tibériade vers le Nord et l’Ouest du Néguev. En parallèle, les terrains à conquérir ont été préparés : plantation de barrières d’arbres, de protection  contre les tempêtes de sable, dépierrage du sol, plantation massive d’arbres pour transformer le sol en humus fertile et régulation des parcours des eaux de pluie.
La  mise en exploitation agricole du sol par les fermiers s’est effectuée à partir des plantes sélectionnées pour leur adaptation à l’environnement et au taux de salinité des eaux disponibles pour leur irrigation. Cet effort était conduit en parallèle avec la stimulation d’entreprises de textile pour donner des emplois a la population non concernée par la mise en culture des espaces conquis.
Débuts de l’approche High Tech : le Kibboutz HatzérimLe kibboutz Hatzérim, situé à l’ouest du Néguev, est considéré comme l’un des plus riches d’Israël, du fait de la politique économique menée au Kibboutz. En 1965, le kibboutz a créé la société Netafim, inventrice du procédé révolutionnaire de l’irrigation au goutte-à-goutte. Netafim aujourd’hui emploie 4000 personnes, est propriétaire de 17 usines de production dans 11 pays et de 29 filiales dans 110 pays.
En 2017, Netafim a été vendue à une société mexicaine pour 1,5 milliard de $, société qui s’est engagée à conserver la production en Israël durant 20 ans. Netafim est l’exemple d’une approche High Tech réussie. L’Université Ben Gourion a investi pendant une dizaine d’années des efforts de recherche et d’essais faire pousser des plantes possédant des propriétés huileuses uniques, résistantes aux insectes, avec un potentiel de rendement élevé.
En parallèle, une étude globale a été entreprise concernant les caractéristiques uniques de l’huile et ses utilisations potentielles. En 1989, le Kibboutz Hatzérim a décidé de mettre à jour un programme de culture du jojoba.
Ce processus a été couronné de succès, et actuellement, Israël produit un jojoba de très haute qualité à travers le monde entier. La société « Jojoba Israël », créé par le kibboutz Hatzérim pour développer la croissance du jojoba, a entamé un « plan de croissance sur 10 ans » destiné à doubler le volume du jojoba produit sur une période de 6 ans.
Ce plan aidera Jojoba Israël à devenir le plus grand cultivateur et fabricant de jojoba au monde. La société exporte de l’huile de jojoba sous forme de conteneurs d’huile d’une contenance de 860 kg, des fûts en métal de 180 kg ou des jarres en plastique de 50 kg / 25kg / 16 kg. L’utilisation de l’huile de jojoba est un ingrédient essentiel pour la protection de la peau ou des cheveux. Jojoba Israël est l’exemple de l’approche High Tech réussie.
 

Ezra Banoun pour Israël Science Info

Source Israel Science Info

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